Lutter contre le covid-19, c’est un sport

Au cas vous étiez sur Mars ce week-end, laissez-moi vous résumer ce qu’il s’est passé.

Petit un, il a neigé. Petit deux, le derby s’est soldé par un 2-0 en faveur de Lyon. Petit trois, le semi de Paris a été annulé pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Ah le coronavirus, nul doute qu’il fait du bien à la planète quand on voit des photos avant/après de la pollution en Chine mais il commence sacrément à nous embêter. 

Alors non, je vous rassure, je n’avais pas prévu de courir le semi de Paris. Il faut dire que si je cours déjà 7 km je suis contente alors trois fois plus, non merci. Par contre je pense à tous ceux qui avaient prévu de le faire, ceux qui s’étaient entraînés, ceux qui avaient voyagé pour venir… Pour eux, je suis vraiment désolée.

Bien sûr, on ne peut pas reprocher à l’Etat d’être trop prudent pourtant cela fait des jours que j’ai l’impression qu’on minimise les mesures face à la multiplication des cas et que cette interdiction de rassemblement est tombée aussi inopinément que les interdictions de déplacement à 15h la veille d’un match. Il faut dire qu’en milieu de semaine dernière on a quand même accueilli 3000 supporters de la Juventus à Lyon alors qu’il y a un foyer épidémique en Lombardie. Et alors qu’on interdit la tenue d’une course avec 44 000 concurrents en plein air qui ont peu de chance de se serrer la main, on maintient une rencontre de Ligue 1 Conforama au Parc des Princes avec sûrement autant de personnes. Bon d’accord, un stade de football n’est pas un lieu totalement confiné mais il suffit d’attendre cinq minutes pour aller aux toilettes et vous avez là l’occasion d’attraper des microbes comme partout ailleurs.

Enfin rassurez-vous chers coureurs, le semi de Paris devrait être reporté… Du moins c’est ce qu’ils disent.

Toute personne qui a déjà organisé un événement en plein air sait à quel point c’est compliqué logistiquement parlant, et encore plus dans une ville comme Paris. Des manifestations en plein air, il y en a tous les week-ends et ce sont des heures de négociations avec la préfecture pour bloquer des routes. L’organisateur du semi de Paris le sait très bien puisqu’il organise 3 autres courses dans les 4 prochains mois à Paris à commencer par le marathon le mois prochain. On parle là de dates et d’accords donnés des mois à l’avance, de dossards vendus également des mois à l’avance et de prestataires prévus pour une date fixe. Je ne doute pas qu’avec toute la bonne volonté du monde, la course peut être reportée mais quand, comment, avec qui, avec l’argent de qui… J’attends de voir.

Cela me fait d’ailleurs me questionner sur la suite des événements… Alors que des pays bloquent l’entrée aux frontières à certaines nationalités, dans trois mois et demi débute l’Euro de football avec des milliers de supporters qui vont se déplacer dans 12 villes européennes. Du coup, je ne sais plus s’il faut dire merci à Platini ou merci au virus. Ensuite, dans cinq mois, ce sont les Jeux Olympiques qui débutent et là, au-delà des supporters qui feront le voyage, ce sont des athlètes de 207 délégations qui s’y retrouveront et qui vont serrer des mains sur les podiums.

Vous vous dites que d’ici là ce sera passé parce que les températures vont se réchauffer… Moi aussi mais ça fait quand même plus deux mois qu’on en parle et qu’il se propage ce con. Bah oui hein, la mondialisation c’est sympa quand ça nous permet de commander des jeans aux États-Unis ou de se faire livrer son MacBook depuis la Chine mais ça a aussi ses inconvénients.

Plus sérieusement, je suis plutôt de la team « on ne va pas s’arrêter de vivre ». Déjà en 2009, j’avais fait la guerre à la grippe A lorsque mon voyage de 3ème en Espagne avait été annulé. Je ne venais pas de me farcir deux ans d’espagnol pour que le seul voyage de ma scolarité soit annulé, pas question. C’est comme les personnes qui font du latin, on sait très bien que c’est pour la semaine à Rome. Bref, je ne me suis pas démontée, j’ai dit à ma mère revenant du Mexique qui était clairement un foyer à l’époque d’appeler notre professeur et vous savez quoi, le voyage a été reporté d’un mois. Bon, on a ensuite passé 24h en panne sur une aire d’autoroute à la sortie de Perpignan le jour de la fête des mères mais c’est une autre histoire.

Attention, je ne suis pas naïve non plus (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit). Je suis bien consciente qu’il y a des personnes qui décèdent de ce virus mais il y en a aussi qui guérissent et aujourd’hui on parle de 2% des personnes atteintes qui succombent malheureusement. Alors qu’on interdise les rassemblements c’est une chose mais comme certains l’exprimaient très bien sur Twitter, prenez la ligne 13 aux heures de pointes. Vous n’êtes pas 5000 (quoi que parfois on se demande…) et vu les conditions de transport, vous avez tout autant de chance d’être contaminé.

J’ose croire également qu’après deux mois où on parle de ce virus à chaque ouverture de JT, les gens sont assez informés pour adopter la bonne attitude s’ils ressentent des symptômes suspects. Oui il faut être vigilant mais il faut surtout éviter de tomber dans la psychose. Je sais c’est compliqué. C’est comme après un attentat et lorsque n’importe qui qui entrait avec un sac à dos dans le métro vous paraissait suspect. Ne généralisons pas, toute personne qui éternue ne vient pas de contaminer les 4 personnes autour d’elle mais lavez-vous quand même les mains. Vite.

Et puis on n’a pas parlé du plus grave. Les rayons des supermarchés se vident à vitesse grand V sauf au rayon bière où la Corona fait de la résistance. Vous ne vous souvenez donc pas qu’on ne laisse pas bébé dans un coin ? C’est pareil avec la Corona. Filez faire le ravito, je prépare l’apéro ! De toute façon, je ne suis pas 100% sûre que votre prépa marathon paye ses fruits.

Chelsea vous veut du bien

Vous ne le savez peut-être pas mais ce week-end se joue en Angleterre la finale de la FA WSL Cup qu’on pourrait traduire dans notre langage français de Coupe de la Ligue féminine puisque c’est une compétition où s’affrontent les équipes de première et seconde division du championnat féminin britannique. Cette finale va voir Arsenal rencontrer Chelsea et me donne ainsi l’opportunité de revenir sur quelque chose qui s’est passé il y a quelques semaines dans le club de Chelsea.

Alors oui Olivier Giroud a marqué son premier but de la saison face à Tottenham mais ce n’est pas le sujet désolée. On y reviendra un autre jour si vous voulez.

Il y a quelques semaines, Emma Hayes, l’entraîneuse de Chelsea, a annoncé avoir décidé d’adapter son entraînement en fonction de la période menstruelle de ses joueuses qui se traduit depuis août par des plans individuels conçus pour chacune. Une première pour un club de football alors que c’est également le cas au sein de la sélection nationale américaine et que Phil Neville, le sélectionneur britannique, compte aussi mettre cela en place avec l’arrivée de Dawn Scott, ancienne coach de la performance de la sélection américaine. Les objectifs : réduire les blessures, améliorer la performance de l’équipe et des joueuses mais aussi contrôler les fluctuations de poids qui peuvent arriver.

En 2008-2009, selon une étude menée par Carole Maître, gynécologue de l’Insep, 37% des sportives considèraient la douleur des règles comme une gêne à leur activité nécessitant un traitement, et 64 % pensaient que le syndrome prémenstruel diminue significativement leur performance. En 2016, des recherches ont montré que plus de la moitié des athlètes féminines indiquent que les fluctuations hormonales au cours de leur cycle menstruel ont entravé leur entraînement et leurs performances. On se souvient d’ailleurs très bien à Rio en 2016 de Fu Yuanhui, nageuse chinoise, qui lors de sa contre-performance au relai 4×100 où la Chine termine 4èm, confia à une journaliste qui, la voyant mal en point, lui demande si elle a des douleurs d’estomac : « C’est parce que mes règles sont arrivées hier, donc je me sens particulièrement fatiguée – mais ce n’est pas une excuse. Je ne nage quand même pas assez bien.« .

Le fait est que dans le football, « les femmes ont toujours été traitées comme des petits hommes » dit Emma Hayes alors que physiquement on parle de deux corps différents avec leur propre spécificité et que non, on ne peut pas les traiter de la même manière. Sur une même durée de 28 jours, une femme vit un cycle de 4 phases où les œstrogènes et la progestérone n’en font qu’à leur tête. Une particularité que les hommes ne vivent pas. Mieux comprendre comment fonctionne son corps durant cette période est un enjeu de bien-être pour la femme mais surtout important pour maximiser les performances des sportives de haut-niveau. De plus, des recherches sont d’ailleurs en cours sur le lien entre les lésions du ligament croisé antérieur et des phases spécifiques du cycle menstruel, des recherches qui permettraient de mieux anticiper d’éventuelles blessures.

L’encadrement de Chelsea utilise donc une application pour accéder aux données de ses joueuses qui trackent leur cycle mais aussi les symptômes associés. L’application s’appelle FitrWoman et peut également être utilisée par le grand public. Si vous voulez tracker votre cycle ou avoir des informations sur comment adapter votre pratique sportive et votre alimentation en fonction de la phase dans laquelle vous êtes, c’est tout à fait possible et qui sait, cela vous aidera peut-être à mieux comprendre vos performances.

Ô Drive to Survive

Si le 27 février dernier on m’avait dit que j’aurai hâte que la saison de Formule 1 commence, j’aurai dit « menteur ». Non vraiment, impossible. C’est sympa la Formule 1, tu regardes après la course combien de points Hamilton a pris mais te farcir les 71 tours du circuit du Mexique, faut pas pousser non plus.

Ça vous voyez, c’était un peu ma philosophie jusqu’à ce que je mate « Drive to Survive ». Puis Netflix a décidé de produire une superbe série comme eux seuls savent le faire et je suis tombée dans la marmite.

J’ai dévoré les 10 premiers épisodes en commençant par tomber amoureuse de Daniel Ricciardo mais ensuite Carlos Sainz lui a fait de la concurrence, en attendant avec un plus d’impatience les moments où Steiner allait s’énerver et envoyer balader son casque, en ayant un peu pitié de Grosjean parce que c’est un français et que vous lui voulez du bien mais en même temps parfois vous vous dites qu’il ne réfléchit pas, en m’attachant à la jeune génération qui monte, à Leclerc, à Gasly mais aussi à des gars comme Norris ou Russell, en regrettant de ne pas voir Mercedes et Ferrari pour avoir une global picture, en soutenant le girl power à travers Claire Williams, en ayant envie de prendre Ocon dans mes bras pour le réconforter après avoir été écarté. A la fin du dixième épisode, j’étais devenue addict et c’est là que j’ai commencé à remarquer quelques signes de dépendance.

D’abord, je me suis mise à suivre tous les pilotes et toutes les écuries sur Instagram. Ensuite, j’ai regardé les décalages horaires avec les lieux des courses pour savoir si fallait que je me lève plus tôt que d’habitude le dimanche. J’ai mis des rappels pour les qualifications le samedi après-midi. Puis, j’ai refusé des goûters et des verres pour mater tranquillement un Grand Prix. Je suis restée devant ma télévision pour le 1000ème GP en Chine. J’ai attendu avec impatience Baku parce que tout le monde disait que c’était un circuit imprévisible. J’ai fait un tableau Excel pour calculer les coûts d’un petit aller-retour à Zandvoort histoire de vivre le retour de la Formule 1 au Pays-Bas et de m’immerger dans une marée humaine orange. J’ai arrêté de compter le nombre de célébrités à Monaco pour me concentrer sur le duel Hamilton-Verstappen dans le tunnel. J’ai consulté des articles pour mieux comprendre les différences des pneus. J’ai vraiment regardé les 71 tours du GP du Mexique et pense ainsi avoir porté chance à Gasly.

Vous imaginez si j’étais dépendante à l’alcool ce que ça donnerait. Vaut mieux que j’en reste à la Formule 1.

Alors bien évidemment, maintenant que je suis devenue experte en Formule 1, j’ai des attentes bien particulière au sujet de la saison 2 qui doit sortir demain. J’ai bien été attentive cette saison et donc j’espère forcément retrouver des moments particuliers et en savoir davantage sur les dessous de plusieurs événements comme… l’éviction de Gasly repassant de Red Bull à Toro Rosso, comment Hulkenberg a vécu l’annonce d’Ocon pour prendre sa place, des images du duel Vettel-Leclerc vu de l’intérieur par rapport à la stratégie de début de saison, beaucoup beaucoup BEAUCOUP d’images de la bromance entre Norris et Sainz, des crashs, toujours plus de Steiner qui râle, découvrir le vrai visage de Lewis Hamilton derrière les messages good vibes qu’il poste sur Instagram… Après une saison 1 aussi prenante, j’ai de gros gros espoirs pour cette saison 2.

Demain, 9h01, oubliez moi.

En tout cas une chose est certaine, je ne pense pas être déçue du résultat et cela ne me fera que regretter plus amèrement que France TV refuse de lâcher du lest lors du Tour de France pour que Netflix nous produise enfin LE documentaire que tous les fans de vélo attendent. D’ailleurs, je me tâte à lancer une pétition… Je vous tiens au jus pour les signatures.

Manchester City, tricher c’est mal

On a tous triché un jour dans notre vie. Ne dites pas le contraire. Vous ne vous en souvenez sûrement pas mais il y a bien dû y avoir ce moment où, en pleine session de calcul mental en CE1, vous avez oublié le calcul que venait de dire la maîtresse et vous avez juste recopié la réponse du voisin. On l’a tous fait. Ce n’est pas grave. C’est une petite tricherie sans grande conséquence. Je veux dire, vous n’avez pas falsifié vos comptes en gonflant vos revenus comme Manchester City.

Règle n°1 quand vous voulez tricher : ne pas laisser de traces. Qu’est-ce que Man City a fait ? Laisser des traces avec notamment des e-mails volés (coucou Football Leaks) qui font mention de contrats de sponsoring artificiels pour masquer les injections d’argent du propriétaire du club afin d’éviter un déséquilibre dans les comptes entre 2012 et 2016 et ainsi respecter les règles du Fair Play Financier.

Ah ce bon vieux FPF, tout le monde en parle, tout le monde se fait menacer par lui comme quand la maîtresse vous disait « c’est un zéro pour celui que je vois en train de tricher » mais c’est à se demander si la sanction fait assez peur quand on voit certains essayer de le défier. Je veux dire, une exclusion de la Champions League c’est juste une centaine de millions en moins, moins de revenus de billetterie, moins de revenus de droits télé, probablement des joueurs qui voudront aller voir ailleurs et j’en passe. Trois fois rien quand on s’appelle Man City voyons.

Mais alors c’est quoi le FPF ? Tout le monde se le demande… enfin plutôt, tout le monde essaye de bien le comprendre.

En 2011, l’UEFA décide d’instaurer le Fair Play Financier, une mesure avec beaucoup de bienveillance envers les clubs puisque cela a pour but de les pousser à améliorer leur santé financière. En gros, avec cette règle, les clubs participants à des compétitions européennes ne doivent pas dépenser plus qu’ils ne gagnent. Ceci va dans le sens de plus de rationalité dans les dépenses des clubs à l’heure où on voit des indémnités de transferts de plus en plus élevées mais aussi favoriser les investissements sur le long terme comme avec la formation et faire en sorte que les clubs payent leurs factures en temps et en heure. UEFA comme freelance, c’est le même combat. Bref, cela empêche donc des propriétaires de club d’investir massivement comme l’a fait le cheikh Mansour bin-Zayed al-Nahyan avec Manchester City et c’est ça que l’UEFA reproche au club.

Vous connaissiez le dopage médical, voici le dopage financier et comme il existe les contrôleurs mandatés par les agences de l’AMA pour aller sonner chez les athlètes à 6h, il existe l’UEFA qui veille au grain pour faire appliquer ses règles. La sanction pour Manchester City : une suspension de toute compétition européenne durant deux saisons. C’est un peu comme si vous trichiez au BAC et que vous étiez exclu pendant 5 ans de tout examen national, c’est plutôt sérieux et fini de rigoler.

Pour la suite, ce sera au Tribunal Arbitral du Sport de se saisir de l’affaire, comme cela avait été le cas dans l’exclusion du Milan AC, et peu de doutes font que cela ira même devant la Cour de justice de l’Union Européenne car nous ne sommes pas dans un combat seulement financier mais bien politique. Manchester City fera tout pour obtenir justice et même, affaiblir cette règle, voir la faire sauter.

Depuis que la sentence a été annoncé et qu’on a éteint le flambeau de Manchester City, d’autres clubs tremblent. Si la plupart des supporters reconnaissent que Manchester City a tordu les règles et que la comptabilité du club est un peu douteuse, ils estiment aussi tous que c’est le football et que ces pratiques sont généralisées.

C’est comme à l’école, si l’autre le fait alors pourquoi pas moi ? Sauf que l’école nous a appris aussi une chose, c’est souvent celui qui recopie les bêtises qui se fait punir alors pour éviter les heures de colle, les zéro et les millions en moins, essayons de tricher un peu moins (ou un peu mieux).

C’est bon je blague, ne gonflez pas vos comptes mais juste vos fiches de paie parce que si vous ne le faites pas vous n’avez aucune chance de trouver un appart à Paris à moins que vous gagnez 5000 nets par mois et dans ce cas-là faut qu’on parle.

Teenage years

Samedi soir à Paris, il y avait plusieurs teams. D’abord la team j’attends Madonna avec 3h de retard. Ensuite la team, je fais des pogos au concert de DJ Snake. Puis enfin, la team « je retourne à l’adolescence » au concert des Jonas Brothers. Et oui, samedi soir, il y en avait pour tous les goûts dans la capitale.

Je ne vais pas vous cacher que j’aurai pu faire partie de la team pogos au concert de DJ Snake – enfin en me mettant un peu en retrait parce que j’ai déjà assez de bleus comme ça en ce moment sur les bras à cause des anesthésistes – mais pour cela il aurait fallu qu’il annonce son concert bien plus tôt que celui des Jonas Brothers. Quoi que je mens… En vrai DJ Snake je peux trouver un festival pour le voir (d’ailleurs je suis en pleine hésitation), les Jonas Brothers c’est plus compliqué!

Et oui, que voulez-vous, j’ai grandi avec Hannah Montana et Camp Rock moi alors quoi de plus logique de, le temps d’une soirée, faire un bond en arrière pour oublier les problèmes d’adultes, les factures à payer et les présentations clients. Back to my teenage years, being 13 again.

Voir le groupe de sa jeunesse en concert c’est un peu comme si je vous disais que vous pouvez revoir jouer l’équipe de France 98. Alors bien sûr, vous ne pouvez pas faire un bond dans le temps et revoir spécifiquement un match mais vous pouvez les voir aujourd’hui et reproduire des combinaisons du passé qui vous avaient tant enjoué.

C’est pareil avec les Jonas Brothers. Ils ne vont pas faire le même concert qu’ils ont fait 11 ans auparavant mais ils peuvent chanter des chansons d’avant qui vous enjoueront toujours autant. C’est comme ça que commence la nostalgie, la nostalgie de vos 13 ans qui vous rappellent vos heures d’espagnol au collège, la nostalgie de ce 12 juillet 1998 où vous avez fait la fête sur les Champs ou ailleurs, en pleine euphorie. Cette euphorie d’ailleurs, elle vous plonge un peu dans un état second qui vous déclenche des larmes sur une chanson tout à fait banale et surtout, elle va retomber petit à petit les jours qui suivent jusqu’à ce que vous réalisiez que oui vous êtes champion du monde ET OUI, vous venez de voir le groupe de votre enfance que vous ne pensiez jamais avoir l’occasion de voir un jour en concert après leur séparation. C’est bon vous pouvez reprendre votre souffle.

Alors bien sûr, ce qui rend davantage ces instants uniques c’est qu’ils arrivent qu’une fois, maximum 2. Ils vous procurent une joie exceptionnelle, un bonheur intense et il ne faut pas les laisser passer. Bon, bien évidemment ça vous coûte un rein mais faut savoir, vous voulez voir Zizou mettre un but ou non ? Vous voulez voir les Jonas Brothers chanter SOS ou non ? Vous voulez vivre l’instant ou avoir des regrets ? Moi j’ai choisi, je suis team manger des pâtes pendant le reste du mois.

Samedi soir c’était donc le concert des Jonas Brothers. Un groupe que ma grand-mère ne connait pas, dont ma mère ne se souvient pas m’avoir acheté le CD et que mon frère se souvient vaguement avoir aperçu dans des comédies à la télévision. Peu importe, c’est ce qu’on appelle un groupe générationnel et dans la salle, j’avais l’impression d’avoir retrouvé toutes mes copines de l’époque pour partager un moment qu’on ne pensait pas vivre un jour. On avait 13 ans, on ne savait pas encore ce qu’on ferait de notre vie et on était insouciante. Personne ne nous parlait d’avenir, de bébé ou de placements financiers. C’était nous, 3 frères et des confettis. C’était génial et ça fait deux jours que j’écoute A Little Bit Longer en boucle.

Tout ça pour vous dire que la nostalgie c’est pas mal, surtout pour revivre un moment qui vous a procuré autant de plaisir par le passé mais n’oubliez pas de vivre maintenant, d’aller à des concerts d’artistes actuels comme DJ Snake, d’aller voir des matchs de football de futures équipes championnes d’Europe, de payer vos factures parce que vous n’avez plus 13 ans et de profiter de chaque instant.

L’Etoile Emilien

Je sais ce que vous vous dites. Emilien Jacquelin est devenu champion du monde de poursuite en biathlon ce week-end et je l’ai passé aux oubliettes. 

Patience, j’y viens.

Vous ne le savez sûrement pas mais j’ai une grande passion pour Emilien Jacquelin et celle-ci remonte à décembre 2014. Alors bien sûr, quand on parle de biathlon, Martin Fourcade est le premier élu dans mon cœur (et sûrement dans le vôtre !) (je veux dire : qui n’aime pas Martin Fourcade ???) mais je réserve aussi une place d’honneur bien spéciale à ce petit gars.

L’histoire est simple, cette année-là Emilien Jacquelin participe aux Etoiles du Sport en tant qu’espoir de Marie-Laure Brunet et remporte l’Etoile 2014. Une édition sur laquelle je travaillais et où pendant une semaine j’ai pu le voir apprendre des sportifs de haut-niveau qui l’entouraient, se défoncer sur un raid qui me semble bien trop dur à effectuer de bon matin et donc remporter cette étoile signe de promesse. Je l’avoue, au début je pensais que ce serait Cassandre Beaugrand qui enfilerait la veste à étoiles cette année-là mais Emilien avait cette joie de vivre, cette curiosité, cette ouverture aux autres si naturelle pendant que Cassandre était encore un peu timide, sûrement aussi impressionnée par ce qui se passait autour d’elle.

Depuis, j’ai toujours gardé un œil sur ses résultats pour voir si l’étoile avait bien trouvé sa voie. Je me souviens, quelques mois plus tard d’ailleurs il remportait une médaille de bronze aux Mondiaux junior et je me disais qu’en l’élisant « Etoile 2014 », le jury ne s’était pas trompé. Les années passent et il continue son petit bout de chemin passant par l’Equipe de France, sa première sélection pour les Jeux, son premier podium individuel à Hochfilzen, sa première victoire en relais masculin, puis en relais mixte jusqu’à ce 16 février et son premier titre mondial. Un athlète qui a franchi les étapes une à une pour décrocher sa médaille.

Alors comment ne pas aimez un gars aussi simple et talentueux, qui a toujours le sourire et un visage enjoué devant les caméras ? Typiquement le mec avait qui tu aimerais être amis. Enfin, on aimerait même être amis avec l’Equipe de France de biathlon au complet. Hommes, femmes, je ne sais pas si c’est la réussite qui les rend si sympathiques mais ils me donnent envie d’aller les encourager à Oslo dans un mois même s’il doit sûrement y faire -20 degrés tellement (presque) chaque week-end de novembre à mars ils nous procurent joies et excitations. 

Vraiment, le biathlon c’est un sport unique qui a réussi à passionner les foules grâce à cette équipe en réussite mais surtout accessible. Déjà, rien que leurs performances sportives méritent le respect parce que faut se motiver à aller faire du ski de fond et puis surtout, après avoir enchaîné des kilomètres qui font battre ton cœur à 100 à l’heure, il faut faire preuve de précision et stopper l’adrénaline pour délivrer un tir à la carabine précis. Un effort surhumain on est d’accord. Moi je pense que le biathlon c’est comme les montagnes russes, tu passes par toutes les émotions et à peine remis d’un looping, tu es en route pour le suivant. 

Emilien Jacquelin est donc champion du monde de poursuite, un titre qui lui va si bien lui qui poursuit les traces de ces aînés pour assurer la relève de ceux qui l’ont accompagné dans ces premiers relais. Car oui, a seulement 24 ans, c’est son premier titre en individuel mais une chose est sûre, ce n’est pas le dernier car Emilien Jacquelin a encore de belles (et nombreuses) médailles à aller décrocher.

10 ans de football

Vous vous souvenez de ce à quoi ressemblait le football il y a 10 ans ? Moi oui.

Bordeaux venait d’être champion, Marseille allait les détrôner la saison d’après. Le Mans était encore en Ligue 1 et on ne parlait pas encore de liquidation judiciaire. Strasbourg était en National et loin de gagner une Coupe de la Ligue. J’avais vécu mon premier match de Champions League à l’Allianz Arena et mes parents continuaient encore de me dire d’aller me coucher à la mi-temps « parce qu’il y avait école le lendemain ». L’équipe du PSG n’avait pas de MCN mais Hoarau et Erding en attaque. Messi et Ronaldo étaient déjà applaudis par la planète football mais sinon, personne n’avait encore entendu parler de Mbappé. Et puis surtout, il n’y avait pas la VAR pour perturber nos célébrations de buts.

Un autre événement qui s’est passé il y a 10 ans : Knysna. Et oui, on l’oublie facilement celui-là parce que franchement, il n’y a pas de quoi être fier de ces joueurs qui font une grève et s’enferment dans un bus. Enfin, c’était quand même il y a 10 ans et ça permet de mesurer à quel point il y a eu du changement dans le paysage du football français (et une deuxième étoile !!!).

Alors oui, venons en aux faits.

Je ne suis pas là pour être nostalgique des années 2010 (même si j’adorerais me mater une compilation des meilleures actions entre Gourcuff et Chamack) mais bien pour qu’on se pose un petit instant, qu’on se rappelle le football d’il y a 10 ans et qu’on compare tous les progrès (ou non, à vous de juger) qu’il y a eu depuis que Dortmund et le PSG se sont affrontés pour la dernière fois.

Bon d’accord, ça fait plutôt 9 ans et demi que 10 ans mais c’est plus long à écrire et je suis adepte des raccourcis. La dernière confrontation entre les deux clubs a donc eu lieu le 4 novembre 2010, en Europa League, la saison avant l’arrivée des qataris. Là aussi, mesurez le changement. Aujourd’hui, en 2020, on parle d’un huitième de Champions League.

Lors de cette dernière confrontation, il y avait déjà 2 brésiliens dans l’équipe, un certain Peguy Luyindula en attaque et une charnière centrale Camara-Sakho. Du côté de Dortmund, on retrouve déjà un certain Matt Hummels, Mario Gotze ou encore Robert Lewandowski, vous savez les stars qu’a fait Dortmund. En 2010, Neymar jouait encore au Brésil, Mbappé était à Bondy et Haland, le petit norvégien qu’on nous promet déjà comme le cauchemar des parisiens ce soir, était formé à Bryne.

Cette même année, en Coupe de France, l’US Quevilly atteint les demi-finales (vous savez avant d’être finaliste deux ans plus tard après avoir battu Marseille et Rennes). En février, l’OM en colle 3 à Paris à domicile. En mars/avril, on a un quart de Champions League 100% français entre Lyon et Bordeaux. En mai, Hoarau offre la Coupe de France au PSG. En août, Laurent Blanc reprend l’équipe de France et écarte les 23 grévistes pour son premier match. En août aussi, l’OM a de l’argent pour ses transferts en recrutant Gignac et Remy. En septembre, Saint-Etienne s’impose à Gerland, la première fois depuis 1994. Et puis l’AJ Auxerre joue en Champions League, tout comme Pep Guardiola avec le Barça, en route vers un nouveau trophée. Début décembre, la FIFA annonce l’organisation du mondial en Russie et celui au Qatar. Enfin, Messi est encore Ballon d’Or.

Et oui, il s’est passé deux-trois choses en 2010 et d’ailleurs si vous avez oublié l’issue de l’Europa League cette saison-là, laissez moi vous rappeler que le PSG avait fini premier de son groupe, devant Séville. Ils avaient retrouvé le club de BATE Borissov en seizièmes avant de se faire éliminer par le Benfica en huitièmes. Ne vous inquiétez pas, Dortmund n’avait pas passé les poules et la finale de cette édition avait été 100% portugaise entre Porto et Braga.

Alors, ce n’est pas dingue comment le football a évolué en 10 ans ? Que ce soit les mouvements de joueurs, les ambitions des équipes ou même la technologie… D’ailleurs, vous pensez qu’il ressemblera à quoi le football en 2030 ? Après la Coupe du Monde au Qatar, après celle en Amérique du Nord, après la fin du règne de Messi et Ronaldo… Peut-être que Zidane sera sélectionneur des Bleus, peut-être qu’on aura enfin des règles pour lutter contre le racisme, peut-être que des mecs battront des records de vitesse dans les couloirs tous les week-ends, peut-être qu’on aura des ligues fermées ou bien une Ligue 3, peut-être qu’on arrêtera de faire des matchs de pré-saison à l’autre bout du monde où les supporters ne peuvent pas se rendre, peut-être ________________ (à compléter avec votre souhait).

Quitter le terrain

Le racisme dans les stades, les cris de singe, c’est un fléau.

On le voit trop souvent dans les stades italiens à l’image de Koulibaly, joueur de Naples régulièrement victime de cris racistes, qui s’était fait expulsé face à l’Inter Milan fin 2018 après, notamment, avoir moqué l’arbitre en l’applaudissement pour son manque de prise d’initiative face à ce qu’il se passait. Un match pendant lequel Naples a demandé trois fois la suspension de la rencontre pour ce motif. Il n’y a eu aucun arrêt.

Quand vous demandez aux joueurs de football qu’est-ce qu’ils feraient si l’un de leurs coéquipiers étaient victimes d’attaques racistes en plein match, de plus en plus disent qu’ils sortiront avec lui, qu’ils suivront sa décision pour le soutenir. Hier soir, une toute autre scène s’est jouée sur la pelouse du stade D. Afonso Henriques au Portugal.

Lors de la rencontre entre Vitoria Guimaraes et le FC Porto (1-2), Moussa Marega, international de football malien, a quitté la pelouse à la 71ème minute après avoir marqué le but offrant la victoire à son équipe et, sans célébrer son but, a exprimé aux supporters qu’il ne fallait pas juger sa couleur de peau en montrant ses avant-bras. Les supporters se révoltent. Ds sièges sont envoyés sur la pelouse. Moussa Marega prend un carton jaune, l’arbitre considérant qu’il a provoqué les tribunes. Fou de rage, le joueur décide de quitter le terrain et surprise, ses coéquipiers tentent de le forcer à rester.

La vidéo est insupportable à regarder. On y voit ces joueurs qui devraient à ce moment-là devenir des hommes et comprendre que tout être humain mérite le respect, peu importe sa couleur de peau, son sexe ou tout autre facteur différenciant, stopper Marega dans son élan, le rattrapant pas après pas. Il finira par quitter le terrain sur remplacement.

Cet incident remet un sujet très important sur la table « quelle mesure prendre en cas d’injures racistes en plein match ? ». Parce que pour l’instant, on a vu des tribunes fermées, des amendes, des supporters interdits de stade a posteriori d’une rencontre mais pour l’heure, il n’y a aucune mesure réelle si ce n’est d’arrêter la rencontre quelques minutes pour lutter contre ces insultes dans les stades. Le plus triste est de voir les arbitres infliger des cartons à ces joueurs, victimes, qui demandent seulement le respect. Sans prendre en compte le fait que Marega subissait des injures depuis l’échauffement, l’arbitre lui met un jaune sous peine qu’il provoque les tribunes. C’est la seule action du match sur ce fait et elle sanctionne le joueur.

Alors quelles mesures pouvons-nous prendre ? Comment agir face à ces populations parasites dans les stades ? Comment réagiront vraiment les coéquipiers la prochaine fois ? Tout le monde quitte le terrain, sitting dans le rond central ou encore tenter de retenir son collègue ? D’ailleurs vous croyez qu’il lui disait quoi Otavio sur la pelouse : « Reste, montre leur que ça ne t’atteint pas » ou bien « Reste, sinon on va perdre » ? Non vraiment je me demande ce qu’on peut dire dans ce genre de situation à un mec à qui on est en train de manquer de respect et à qui on demande de faire comme si ce n’était pas grave.

Le racisme dans la société est un fléau, dans les stades aussi et dans ceux-ci, on cherche encore à savoir comment réagir. Contrairement à la règle du hors-jeu, là, pas de règle qui dit quoi faire dans quelle situation, seulement des suggestions, et pourtant, c’est ce qui nous manque. Au lieu de laisser les arbitres livrés à eux-mêmes et les joueurs désemparés, devant défier l’autorité pour se faire entendre, il faudrait peut-être les mettre ces règles pour que la prochaine fois, personne n’est à retenir un joueur victime de racisme sur le terrain.


CO2 Football Club

Nouvelle journée de championnat qui commence, nouveaux jets loués 25 000 € la journée dans le ciel pour le confort de ces messieurs footballeurs.

Dimanche dernier, le vol effectué par les lyonnais pour rejoindre la capitale a fait polémique. En effet, depuis Part Dieu, rejoindre la Gare de Lyon c’est 2h de train mais on le sait, depuis toujours, bilan carbone et footballeurs ne sont pas deux sujets qu’on a l’habitude d’associer positivement.

Déjà en 2011, le rapport « Footballer’s Ecological Footprint » de Greenpeace tirait la sonnette d’alarme. En 2007, l’empreinte écologique de David Beckham correspondait à 163 tonnes de CO2 soit il avait autant voyagé en avion que s’il était allé sur la lune.

Planter 835 arbres pour compenser Marquinhos

L’an dernier, une évaluation réalisée par FootballPredictions sur les émissions de CO2 dues aux déplacements aériens des 20 premiers du Ballon d’Or 2019 nous apprenaient, qu’à eux seuls, ils émettent plus de 500 tonnes de CO2 par an. En tête on retrouvait le brésilien Marquinhos qui a parcouru environ 110 000 km en avion dans ses seuls matchs internationaux et en club alors que Ronaldo, 20ème, a parcouru que 25 000 km. Les joueurs sud-américains sont forcément de grands consommateurs de l’espace aérien notamment pour retrouver leur sélection 4 à 5 fois par an. En émettant 53,5 tonnes de CO2 de par ses déplacements en avion, Marquinhos émet 200 fois plus de CO2 qu’un français moyen qui utilise ce mode de transport (0,27 tonnes de CO2). Pour compenser ses émissions, il faudrait que 835 arbres poussent pendant 10 ans. Du côté de Neymar, qui a émis 38 tonnes de CO2, c’est l’équivalent de 8 voitures qui auraient été conduites sans interruption pendant un an. Neymar qui semble être le dernier à se soucier de son impact environnemental quand il multiplie les aller-retour Paris, Barcelone, Rio pour soigner ses blessures, consulter l’avis de divers spécialistes ou simplement assister à un match de football puis repartir. 

Fais ce que je dis, pas ce que je fais

Alors bien sûr, il y a les joueurs de football et leur usage abusif des jets privés et il y a aussi les clubs qui organisent des tournées d’été en Amérique du Nord ou en Asie. En juillet 2015, Manchester City a fait 34 000 km pour jouer en Australie, au Viêt Nam et en Allemagne. Il y a aussi les ligues qui font jouer des finales de coupe en Arabie Saoudite et des trophées des Champions à Shenzhen soit à 9594 km de Paris. Pourtant, la LFP est engagée auprès de WWF afin de « sensibiliser les supporters à la protection de la biodiversité et réduire l’empreinte environnementale des clubs ». Cela passe par inciter les supporters à se rendre au stade en transports en commun parfois gratuit comme à Nantes les jours de match ou à utiliser le covoiturage comme via l’application StadiumGO partenaire de l’OM ; ainsi que réduire l’usage de plastique notamment dans les buvettes. Parce qu’il est important de faire attention à l’environnement mais il l’est encore plus de faire la promotion du football dans des marchés émergents et attractifs financièrement comme la Chine ou aux Émirats Arabe Unis.

Rome-Bakou : 3112 km

En 2016, pendant la phase de groupe de l’Euro, chaque équipe jouait dans trois stades différents et logeaient souvent dans une quatrième ville. En 2020, la phase de groupe a lieu dans 2 villes différentes mais parfois celles-ci sont distantes de 1149km comme entre Copenhague et Saint-Pétersbourg qui accueillent le groupe B avec la Belgique. Celle-ci, qui avait prévu de séjourner entièrement dans son camp de base au pays, a réservé un mini camp de base au Danemark après son deuxième match et avant de retourner à Saint-Pétersbourg pour éviter les trop fréquents trajets et surtout, favoriser la récupération. Car oui, l’avion présente l’avantage d’être rapidement chez soi après un match mais l’avion n’est pas très bon pour l’organisme pour autant. La circulation sanguine est mauvaise et à cause de l’air en cabine, on peut développer des bactéries. Qui n’est pas déjà sorti d’un avion avec un mal de gorge ? Levez la main, je n’en compte pas beaucoup. 

Alors quand vous interpellez l’UEFA sur le sujet, l’instance répond que ce qui pollue, c’est moins le transport aérien que la construction de nouveaux stades or pour l’Euro 2020, tous les stades étaient existants. Vous imaginez l’impact environnemental de la Coupe du Monde au Qatar en 2022 ? En plus de construire 9 stades sur 12, ils vont devoir être climatisés et même si sur place les transports ne seront pas le plus gros souci, il va quand même y avoir un déplacement massif de supporters. A titre d’exemple, les dernières Coupe du Monde de 2014 et 2018 ont respectivement généré plus de 2 millions de tonnes de CO2 chacune.

23 joueurs et 15 000 supporters

Évidemment, l’autre point à prendre en compte c’est qu’au-delà des équipes qui sont amenées à voyager partout en Europe et dans le monde, celles-ci entraînent aussi un mouvement humain conséquent lié au déplacement de leurs supporters. L’an dernier, pour la finale de l’Europa League entre Chelsea et Arsenal, ce sont 45 000 fans qui se sont déplacés à Bakou, soit un déplacement qui aurait émis plus de 24 000 tonnes de CO2. A la base, on parle de deux clubs de la même ville, distants de quelques kilomètres. Même chose quelques jours plus tard pour la tenue de la finale de la Champions League où là encore, les supporters de Tottenham et de Liverpool ont dû faire le chemin jusqu’à Madrid.

Il y a quelques jours, l’AFP révélait que pour l’Euro 2020 : « Un supporter polonais souhaitant voir tous les matchs de sa sélection devra, rien que sur la phase de poules, parcourir 6000 km en 10 jours, de son pays jusqu’à Bilbao en Espagne en passant par Dublin en Irlande. ». Même chose pour les supporters anglais. Leurs matchs de groupe se déroulent au Royaume-Uni, entre Londres et Glasgow, et si leur équipe va jusqu’en demi-finale, ils reviendraient à nouveau à Londres. Néanmoins, entre temps, leur route passerait par Dublin et Rome s’ils finissent vainqueur de leur groupe, Copenhague et Saint-Pétersbourg s’ils finissent second ou bien Budapest et Bakou s’ils finissent troisième. Au-delà de ce nouveau tour d’Europe, cela signifie également de prendre des billets d’avion en dernière minute car pas d’autres solutions si près de l’événement et là encore, une émission de carbone en hausse. 

Enfin ne vous inquiétez pas trop non plus, l’UEFA a prévu de planter 600 000 arbres pour compenser les déplacements de supporters.

Zéro déchet FC

Allez c’est bon, d’accord, maintenant que les cartons rouges sont distribués, on va quand même lister quelques bons points avec des initiatives prises par les clubs pour réutiliser leurs déchets et réduire leur impact environnemental. Car oui, il y a beaucoup de mauvaises usages mais le changement s’opère et les clubs prennent de plus en plus d’initiatives pour être plus vert.

– Lors de l’Euro 2016, 6 stades sur 10 utilisaient de l’énergie provenant de panneaux solaires et 7 stades sur 10 avaient des systèmes pour collecter l’eau de pluie.

– Lors de ses rencontres face à l’Ajax et Chelsea en Ligue des Champions, Lille s’est déplacée en Eurostar plutôt qu’en avion. D’autres clubs en Espagne et en Italie comme l’AS Roma ou la Juve favorisent aussi ce moyen de transport si les heures des rencontres sont adéquates. 

Arsenal est passé à l’électricité renouvelable en 2017. Côté buvette, les pailles en papier et les agitateurs en bois ont remplacé le plastique et des options végétaliennes sont prévues au menu. 90% des déchets sont recyclés les jours de matchs alors que le stade a un système pour réutiliser l’eau prévue pour l’irrigation.

Manchester City a des espaces de stationnement pour vélos et des points de recharge électrique autour de son stade. Le club a également introduit un système de gobelets à bière réutilisables qui a permis d’éliminer 29 000 gobelets en plastique à usage unique chaque jour de match et a également réussi à réduire sa consommation d’eau de 83% grâce à l’utilisation d’eau de pluie.

Manchester United a pour politique d’acheter de l’électricité verte certifiée pour toutes ses installations. Le club a installé un programme « Cycle to work » pour le personnel afin de réduire le coût d’achat d’un vélo et de ses accessoires. Enfin, tout ce qui n’est pas recyclé sur place est utilisé pour produire de l’énergie tandis que les déchets alimentaires sont compostés.

– Plusieurs stades ont des sièges recyclés comme le stade où joue Everton (Bramley-Moore Dock) ou encore celui de la ville de Pontedera en Italie. Pour le premier, ce sont des « sea seat », soit des sièges fabriqués à partir de 10% de plastique collecté dans l’océan tandis que le reste provient d’autres sources. Pour le second, tous les sièges du stade sont recyclés. Le plastique utilisé pour les produire provenait de la collecte des déchets de la ville elle-même, garantissant ainsi une économie circulaire de zéro kilomètre.

– Lors de la Coupe du Monde 2018 en Russie, 3,2 millions de gobelets à bière ont été rapportées à la maison en souvenir, néanmoins 50 000 ont eu une seconde vie. Budweiser et le comité local d’organisation de la Coupe du monde se sont associés pour transformer ces gobelets pour créer un terrain de football en plastique entièrement recyclé près du stade de Sotchi. 

– Toute personne qui a déjà été voir un match de football en Espagne sait le fléau que sont les graines de tournesol. A la Real Sociedad, il transforme les coques de graines de tournesol que les supporters mangent pendant les matchs en compost que les fermes locales utilisent comme engrais organique.

– Depuis 2009 et de ENTEGA, fournisseur d’énergie verte, en tant que sponsor, le FSV Mainz 05 a mis en place des initiatives pour atténuer son impact environnemental. Le club a changé la source d’énergie de son stade en électricité verte et modernisé le système de ventilation pour être plus économe en énergie. Lors de la construction de leur nouveau stade, ils ont installé des lumières LED et des capteurs de lumière dans les toilettes. Le club a subventionné des bus pour emmener les supporters aux matchs à l’extérieur et distribue au hasard des billets VIP aux fans arrivant à vélo. 

– Les panneaux solaires sont à la mode en Allemagne, le Werder Brême détient actuellement le titre du plus grand système photovoltaïque intégré à un bâtiment en Europe, produisant environ 800 000 kWh par an.

Enfin, on pourrait carrément créer un manuel des actions à suivre pour être un club 100% écolo si on analysait en long et en large le fonctionnement du Forest Green Rover mais ce club mérite son article à lui tout seul. 

Alors n’oubliez pas, allez au stade en transport en commun, à vélo ou utilisez le covoiturage ce week-end. C’est sympa pour la planète.

Des Jeux en équipe

Équipe de France féminine de handball

Équipe de France masculine espoirs de football

Équipe de France masculine de basketball

Équipe de France masculine de volley-ball

Équipe de France féminine de basketball

Voici pour le moment la liste des équipes de France qu’on retrouvera à Tokyo dans moins de 6 mois. Les petites dernières se sont qualifiées samedi soir avec une deuxième victoire lors du Tournoi de Qualification Olympique qui se jouait à Bourges. D’ailleurs pour l’instant, seul le basket verra ses représentantes et représentants tenter de décrocher une médaille olympique.

En football, les Bleues ont loupé le coche lors de la Coupe du Monde féminine 2019. 

En volley-ball, le classement mondial des filles ne leur a même pas permis d’accéder aux épreuves qualificatives.

En handball, après la désillusion lors de l’Euro du mois dernier, il faudra attendre le Tournoi de Qualification Olympique qui aura lieu à l’Accor Arena les 17, 18 et 19 avril prochain. Pour décrocher son billet, l’équipe de France affrontera la Croatie, le Portugal et la Tunisie face auxquels il faudra finir dans les deux premiers du groupe pour se qualifier. 

Mais ce ne sont pas les seuls sports par équipe qu’on retrouvera aux Jeux.

Il y a aussi le basketball 3×3 qui fait sa première à Tokyo. Que ce soit chez les garçons comme chez les filles, il faudra attendre les TQO de mars en Inde ou sinon les Tournois Olympiques de l’Universalité qui se déroulent en Hongrie cet avril pour savoir si on aura une ou deux équipes de basketball à soutenir en plus. Pour se qualifier, il faudra terminer dans les trois premiers du TQO où remporter le tournoi olympique de l’universalité.

En waterpolo, les équipes féminines et masculines n’ont pas réussi à se qualifier via les championnats d’Europe qui avaient lieu à Budapest le mois dernier. Les filles, septième, ont décroché une ultime chance en accédant au Tournoi Qualificatif Olympique qui a lieu en Italie au mois de mars. Deux billets sont en jeu pour une équipe qui n’a, encore, jamais participé aux Jeux. Du côté des garçons, ils n’ont pas réussi à accéder aux quarts de la compétition et n’auront pas de deuxième essai.

N’oublions pas non plus le rugby à 7 qui rendra son verdict en dernier, le 21 juin à Biarritz. Équipe féminine et équipe masculine, ce sera le même combat. Aux tournois de qualification de l’an dernier, les garçons avaient échoué en finale face à l’Angleterre alors que les filles s’étaient inclinées en demi-finale. Pour se qualifier, passage par un tournoi de repêchage avec 12 équipes pour une place en jeu chez les hommes, deux chez les femmes.

Enfin côté hockey sur gazon, c’est déjà acté, pas de représentants à Tokyo.

Au total, ce sont déjà 206 athlètes français qui sont déjà qualifiés dans des sports individuels et collectifs pour les Jeux Olympiques de Tokyo. Il y en avait 401 à Rio, 332 à Londres et 323 à Pékin.

D’ici le 22 juillet et le début des rencontres de football, il reste encore pas mal de places à décrocher dans les sports individuels et on espère que le plus d’athlètes français iront les décrocher.

Saint-Valentin 2020

Cela fait exactement quatre ans que je ne me suis pas demandée ce que j’allais faire à la Saint-Valentin. La raison ? Il y avait toujours un match de Champions League dans les parages pour occuper la soirée. Enfin techniquement pas l’année dernière mais il m’a fallu une semaine pour réaliser que Paris avait gagné 2-0 à Manchester et redescendre de mon petit nuage même si l’histoire nous a appris qu’avec le PSG, il ne faut jamais s’enflammer.

Nous approchons donc du vendredi 14 février 2020 et j’ai vérifié, il y a bien du football à la télévision et la possibilité de mater Monaco-Montpellier ou Le Mans-Rodez en Domino’s Ligue 2 mais ça me vend beaucoup moins de rêve qu’une affiche de huitièmes où on retrouverait des Liverpool-Bayern Munich et des Real-PSG. Je veux dire par là qu’en Champions League, rien que dire le nom de la confrontation est orgasmique alors que Le Mans-Rodez… ça sonne un peu creux.

Je vous assure, j’ai beau essayer, mon exercice de visualisation me fait imaginer un stade à moitié vide où les gens se demandent ce qu’ils foutent là par 2 degrés et moi, devant ma télé, qui tiendra un quart d’heure sans but avant de zapper sur Netflix. Ne commencez pas à soupirer derrière votre écran, c’est juste que je n’ai pas d’atomes crochus avec ces clubs. Par contre, si vous me proposez de regarder un match de Guingamp, c’est une autre histoire.

C’est donc officiel, cette année je n’ai pas l’excuse de la Champions League pour écourter ma réponse à la question « Qu’est-ce que tu fais pour la Saint-Valentin ? ». Parce que si vous en doutiez, sachez qu’en 2020 il y a encore des gens qui vous posent cette question. Sans parler des marques et de la dizaine de newsletters avec des objets accrocheurs pour vous demander ce que vous faites et vous suggérer des bons plans dans des restaurants où il y a un menu spécial Saint-Valentin.

Pour ces personnes, la Saint-Valentin c’est comme le réveillon de Noël : une fête qui demande dix jours de préparatifs pendant lesquels tu établis menu, activités et cadeaux. Je suis même sûre que ces personnes consultent les articles « 10 idées de cadeaux de Saint-Valentin pour surprendre votre partenaire » sur les sites des magazines féminins.

Pour moi, c’est un jour comme un autre car je suis au regret de vous dire que Saint-Valentin ou Halloween, c’est le même combat. 

Ce sont deux fêtes commerciales qu’on ne nous a jamais vraiment appris à célébrer contrairement aux américains qui sont déguisés à 8 heures du matin, qui écrivent encore des cartes de Saint-Valentin comme le veut la tradition des petits billets et qui décorent tout le pays, de la station-service au fin fond de l’Ohio aux écrans sur Time Square. Et oui les petits potes, je suis désolée de vous balancer la vérité de manière si abrupte mais quand je me déguisais pour Halloween, mon déguisement ne rendait pas du tout comme sur la photo qui avait poussé ma mère à l’acheter, et quand je dessinais des cœurs pour la Saint-Valentin, c’était ringard. Bon ok, j’ai bien conscience que cette dernière phrase fait très rageuse de l’an 2000 mais on se comprend vous et moi. On ne nous a pas éduqué en nous faisant ressentir que ces fêtes étaient spéciales et que c’était une question de vie ou de mort de les célébrer. A la place, ce sont que des prétextes pour mettre des chocolats et des bonbons en tête de gondole et faire penser aux hommes qu’il faut aller dépenser son argent chez le bijoutier alors que pas du tout.

Encore une fois, on en revient toujours à la même chose : est-ce qu’on a besoin d’une journée dans l’année pour nous rappeler de montrer à l’autre qu’on aime ? Vous connaissez déjà la réponse.

Après on ne va pas se mentir, aucune fille n’est contre recevoir un joli bracelet le 14 février mais si c’est la seule attention de l’année avec noël et notre anniversaire, c’est un peu triste et je pense qu’il faut changer de mec. 

Du coup quand on me demande ce que j’ai prévu pour la Saint-Valentin, la réponse est « rien ». Je n’ai rien de prévu de plus que la veille et le lendemain parce 14 février, 21 mai ou 5 septembre, on peut célébrer l’amour tous les jours et on ne doit pas le faire un peu plus une journée dans l’année sous prétexte que la société nous a dit que ce serait une bonne idée et que ça boosterait le commerce. Je vous promets, vous pouvez offrir un bouquet de fleurs ou cuisiner tous les autres jours de l’année. 

On doit s’aimer aujourd’hui, un peu plus qu’hier et un peu moins que demain parce que chaque jour qu’on passe ensemble est à célébrer. Il n’y en a pas un plus que l’autre, enfin sauf le jour où vous vous mariez qui, je le conçois, est une journée un peu plus spéciale. Enfin, il paraît. Je n’en sais rien moi, je ne suis pas mariée.

Et d’ailleurs, pour ceux qui se poseraient la question, pas de Champions League non plus pour la Saint Valentin l’année prochaine. On reste sur un premier round des huitièmes aller le 16 et 17 février 2021. Faudra attendre 2023 pour partager à nouveau son 14 février avec Mbappé et Varane.

Leonardo Nascimento de Araújo

On a tous besoin d’un Leonardo dans notre vie.

Si, je vous assure. On a tous besoin d’une personne qui vient dire à celles et ceux qui gravitent autour de nous d’arrêter d’être négatif, de voir le mal partout et de toujours penser au pire.

Exactement comme Leonardo l’a fait à l’attention des médias français dimanche soir dans le Canal Football Club pour protéger son équipe.

Je le comprends moi le bonhomme, la négativité des autres ça m’agace parce que ça m’atteint – et si ça atteint Ney and cie autant que moi, ce n’est pas bon signe… Pourtant j’aimerai vraiment être assez forte pour faire abstraction de ces personnes qui savent utiliser que la négation dans leurs phrases et souffler dès que quelque chose les énerve mais je n’y arrive pas. J’aspire leurs émotions.

Karl Marx a dit « Entoure-toi des personnes qui te rendent heureux » et bah figure toi mon cher Karl que j’aimerai bien que ce soit si simple que ça. En effet, on dit qu’il faut s’entourer de bonnes personnes car ce sont celles qui nous offrent de bonnes sensations et qui nous mettent dans de bonnes conditions. A l’inverse, les mauvaises personnes t’apportent que des mauvaises sensations. On dit aussi qu’à force de traîner avec une personne, on assimile ses tics de langage mais aussi son caractère. C’est pour ça que si tu traînes avec des personnes négatives, tu deviens négatif et si tu traînes avec des personnes positives, tu deviens positif. Un banal exemple de la loi de l’attraction.

C’est vrai qu’en France, quand on parle de football (ou d’autres choses), on a tendance à toujours voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein. Ce n’est pas pour rien qu’on est perçu comme le peuple le plus pessimiste du monde. Même notre président disait en novembre dernier : « En ce moment, notre pays est, je trouve, trop négatif sur lui-même ». Attention je vous arrête tout de suite, je ne dis pas que Manu a tout le temps raison, je cite.

Je le conçois, on a du mal à célébrer le positif. Peut-être parce qu’on considère que c’est banal. Au football, à la fin du match on se souviendra davantage d’un raté que d’une frappe de bâtard à la Benjamin Pavard. C’est vrai, celle-ci prendra trois lignes dans la double page qui résume le match alors que pour énumérer les défauts de tel et tel joueurs, on sera plus généreux. Nous, lecteurs, on passe plus de temps à lire les flops que les tops comme si on aimait se faire du mal et en rajouter une couche. Non, vraiment, je ne saurai l’expliquer mais on aime bien taper sur un joueur qui fait une boulette et les journalistes insister pour trouver la faille. On ne peut pas simplement se contenter d’apprécier la victoire, ce serait trop simple.

Vous imaginez si dans le monde du travail chacune de nos erreurs étaient disséquées comme ça ? Les réunions seraient des listes de reproches qui te fracassent le moral et ta confiance en toi. Au secours !

Alors peut-être qu’après chaque match on devrait lister les 3 choses positives qui se sont passées pendant la rencontre. Un peu à la manière de ces « gratitudes journal » où tu dois lister 5 choses qui se sont passées dans ta journée et pour lesquelles tu es reconnaissant. Je ne suis pas sûre que ça fasse fureur auprès de tout le monde mais ce serait très efficace pour se dire en se couchant qu’on a vu un super match de football à la place de ruminer contre un CSC. Bon après je suis d’accord, il y a certains matchs tu peux chercher pendant longtemps ce qui a été positif.

Dans la même veine, je suis pratiquement sûre que si je m’entourais davantage de personnes comme Leonardo, mon monde serait beaucoup plus rose. Plus de « mais va-t-elle réussir à surmonter cette épreuve ? », « que penser si elle échoue encore à sa troisième tentative ? », « va-t-elle réussir à se relever ? » ou encore « que faut-il à cette fille pour que ça passe l’année prochaine ? ». Exactement le genre de questions qu’on se pose à l’attention du PSG depuis qu’on sait qu’ils affronteront Dortmund en huitième de finale de la Champions League.

Pourtant, cette année encore, il y a plein de raisons de relativiser : l’attaque du PSG s’est encore renforcée avec Icardi et un Di Maria qu’on n’arrête plus, Neymar devrait enfin jouer, oui Haaland est impressionnant mais Dortmund possède quand même la pire défense des dix premiers de Bundesliga, les joueurs sont sereins dans les autres compétitions, l’ambiance devrait être au rendez-vous dans des stades à guichets fermés… Que des raisons de se dire qu’on va voir deux magnifiques matchs de football et que jusqu’au 11 mars 22h45, tout est possible pour Paris.

L’offre est donc postée. Si vous pensez avoir les qualités d’un Leonardo à savoir positif, déterminé et clairvoyant n’hésitez pas à m’envoyer votre candidature. Avoir un accent italien est un plus.