3435 jours

Teddy Riner.

154 combats d’invincibilité. 

Aucune défaite depuis le 13 septembre 2010.

Un judoka qui a l’un des plus beaux palmarès du sport français.

Un athlète qui a dominé sa catégorie des plus de 100 kilos pendant 9 ans jusqu’à ce banal dimanche de février.

Ce jour-là, les vents de la tempête Ciara soufflaient de plus en plus fort. Les branches tombaient au sol, les papiers s’envolaient et la pluie n’allait pas tarder à faire son apparition. Une météo nous donnant juste envie de rester sous un plaid devant la télévision toute la journée. C’est parfait, il y avait les 6 nations à 16h et juste avant, le combat du poids lourd en direct de l’Accor Arena sur la chaîne l’Equipe.

Troisième tour. Combat face au japonais Kokoro Kageura, 24 ans.

C’est dans le golden score, alors qu’on crie derrière notre écran à Riner de rester combatif et d’attaquer, que Kageura contre le uchi-mata du français.

Au sol, il sait. Sur notre canapé, on sait aussi. 

C’est perdu. 

On se dit alors que ça fait un paquet d’années qu’on n’a pas associé « défaite » et « Riner » dans la même phrase. Qu’on était au moins au début de la décennie précédente la dernière fois. 

On se frotte les yeux, juste pour être sûr. Kageura est déclaré vainqueur et alors on réalise que Riner vient de tomber et on n’y était pas habitué.

On sait qu’il n’est pas tombé sur plus fort que lui et que l’erreur, la chute, est bête pour un athlète si accompli. Cela nous fait relativiser, nous dire qu’il a confondu la sortie 2 sur l’autoroute avec la sortie 3 qui le conduit sans embuche jusqu’à Tokyo. Ce n’est pas grave, on a tous déjà fait cette erreur et même si ça veut dire qu’on a rallongé notre trajet de 30 minutes en passant par les petites routes de campagne, on a fini par retrouver l’autoroute.

Ces 9 années, on a cru Teddy Riner invincible. Au-dessus de tout et de tous. Comme si les adversaires qui se présentaient face à lui étaient des débutants.

En lui infligeant cette défaite, Kageura rappelle Riner à l’ordre. Il a encore du travail dans sa préparation pour les Jeux. Il l’allège aussi d’un poids, celui de ne plus compter le nombre de victoire qui lui reste à décrocher pour aller chercher le record d’invincibilité de Yasuhiro Yamashita, 203 victoires consécutives. 

Kageura nous rappelle malheureusement que Riner est humain alors qu’on adore croire que les athlètes sont des super-héros. Un peu comme nous l’avait déjà rappelé Armand Duplantis samedi soir en battant le record du monde de Renaud Lavillenie.

Il nous rappelle que pendant toutes ces années, on a pris les performances de Riner pour acquises sans mesurer l’exploit qu’il était en train de réaliser. C’était normal de gagner, on n’en attendait pas moins de sa part. On préparait les articles élogieux avant même qu’il combatte. 

En cette année olympique, il est bon de se rappeler que dans le sport, rien n’est acquis. Juste au cas où on ait quelques désillusions à Tokyo, mais vraiment juste au cas où. Non je vous assure, chers athlètes français on ne vous souhaite que des médailles dorées. 

Les athlètes passent des années, toute leur carrière même, à construire leur légende et ce n’est pas une défaite qui enlèvera à Riner ses 10 titres de Champion du monde et ses 3435 jours de suite pendant lesquels personne ne la fait tomber, enfin sauf Yoann Riou.

C’était la défaite dont Riner avait besoin. Celle aussi, peut-être, qu’on avait besoin pour mesurer la longévité de son règne. Et puis c’est surtout une défaite qu’on préfère voir arriver ici, à Paris, que dans six mois, à Tokyo.

Ma première en basket

Dimanche 26 janvier, 18h, le coup d’envoi de mon premier match de basket en France est donné : Paris Basketball vs Aix Mauricienne. J’avais choisi la rencontre avec attention depuis plusieurs semaines car cela faisait un moment que je me disais qu’il fallait que j’aille voir le Paris Basketball. L’an dernier, j’étais tombée sur cet article de Fan Striker qui avait assez piqué mon intérêt pour que je me dise qu’il devait être intéressant de suivre l’évolution et l’implantation du club dans la capitale et en particulier dans le 13ème arrondissement. Ce dimanche, c’était célébration du nouvel an chinois pour le Paris Basketball et surtout, surfant sur la vague d’une semaine riche en basketball, la tenue de cette rencontre à l’AccorHotels Arena, deux jours après les Hornets vs les Bucks. 

Le basket, je suis tombée dedans sportivement… lors de la dernière Coupe du Monde. Je ne sais pas pourquoi cette édition m’a fait plus d’effet que les précédents championnats d’Europe ou Jeux Olympiques (ou alors c’est le fait que mes collègues m’aient scotché à mon siège…), mais le fait est que depuis septembre dernier je regarde du basketball. Par chance, quelques semaines plus tard, je m’envolais pour New-York et la première rencontre de basketball à laquelle j’assistais en vrai fut un Knicks vs Bulls au Madison Square Garden avec un dernier quart temps de folie offrant au Knicks leur première victoire de la saison. 

Quand le premier match de ta vie est un match NBA, autant dire que la barre a été mise haute pour les matchs qui suivent. En terme sportif bien sûr mais surtout de spectacle. Après ce premier match et sans savoir à quoi m’attendre en France, je me demandais donc si j’allais retrouver des t-shirts lancés dans les tribunes lors de temps morts par des mecs qui font du hip-hop, des pom-pom girls qui dansent sur le parquet, des challenges où tu gagnes de l’argent plus facilement que si tu jouais au Loto, s’il y avait tout le temps de la musique lors du match ou bien les droits de la SACEM sont trop chers… Ce genre de choses qui avaient contribué à l’expérience et au fait que tu ressortes de trois heures au MSG sans t’être ennuyé une seconde.   

La réponse est oui. Il y a tout ça. Il y a des fan quiz où les supporters peuvent gagner des lots, il y a des challenges où mettre un panier te permet de choisir une boîte et donc un cadeau, il y a des t-shirts lancés dans les tribunes qui rendent aussi fous les français que les américains, il y a des ballons qui se baladent dans les tribunes, il y a des danseuses et cerise sur le gâteau, il y a même un instant karaoké. L’animation est bien là. Avec un degré d’exubérance moins poussé que les américains mais oui, tout est pensé pour qu’à aucun arrêt de jeu vous puissiez vous ennuyez. Alors bien sûr les jeux de lumière sont différents, la musique tambourine moins, les danseuses n’ont pas de pompon mais ça fait largement le travail. Le seul point où il faut encore hausser le niveau c’est la diversité de la nourriture avec cette culture du snack que tu vas chercher à chaque quart temps en taille XXL et qui était peut-être dépendante du lieu pour cette rencontre en question.

Expérience réussie pour le #ChineseNewYearGame du @Paris_Basket à l’@AccorH_Arena. Près de 5500 spectateurs, un match retransmis en direct sur RMC Sport et des animations qui ont conquis tout le public.

Le public est au rendez-vous, près de 5500 personnes pour cette rencontre de Pro B, les nombreux enfants sont motivés à chaque fois que le public est sollicité et les sponsors, qui permettent la tenue de l’événement et mettent à disposition de nombreux lots, répondent présents. Ajouté à cela les ventes de merchandising multiplées par 12, finalement, à la fin de la rencontre, il ne manquait que le score en faveur du Paris Basketball (défaite 83 à 102) pour que l’addition soit 100% positive. 

Je ne savais pas si je m’amuserais autant en allant voir un match de basketball en France et cette expérience positive me donne envie de retenter le coup cette fois à la Halle Carpentier. L’enceinte est certes plus petite mais cela sera aussi l’occasion de voir si tous ces artifices étaient exceptionnels et si l’ambiance est toujours au rendez-vous. D’un point de vue sportif, l’intensité n’est certainement pas la même mais vous vous levez quand même lors de beaux dunks et le public s’enflamme sur ces enchaînements venus d’ailleurs. 

A partir de 12 euros la place, si vous ne savez pas quoi faire vendredi prochain, il y a un match face à Nantes à 20h30. Même si comme moi, vous plongez à peine dans le basketball ou alors vous ne maîtrisez pas toutes les règles sur le bout des doigts, ce n’est pas grave vous apprenez en regardant (enfin sauf certaines fautes que vous cherchez encore deux jours après) et vous passez un bon moment.


L’abécédaire du sport 2020

Pour bien commencer l’année, même si je conçois bien que cela fait plus de 15 jours que celle-ci est entamée, quoi de mieux qu’un abécédaire du sport dédié à 2020 et les nombreux événements mais aussi tendances et technologies qui seront au rendez-vous. Comme tout abécédaire, il y a des lettres pour lesquelles on pourrait mettre trois mots différents et d’autres où on aimerait bien pouvoir faire un abécédaire multilingue parce que vraiment le W c’est comme au Scrabble, une tannée. Il a donc fallu faire des choix, improvisés et si une lettre ne vous semble pas correcte, libre à vous de suggérer un autre thème.

Arabie Saoudite

Le pays n’en finit plus de faire parler sur la scène sportive internationale en dépensant des millions pour accueillir des événements en tout genre. Alors que la phase finale de la SuperCopa espagnole s’y est achevée le week-end dernier et que le Dakar a pris fin aujourd’hui, d’autres événements arrivent comme une manche de l’European Tour, le Saudi Tour qui est le premier tour cycliste organisé dans le pays ou encore la Saudi Cup le 29 janvier prochain qui est une course hippique avec le plus important prize money : 20 millions de dollars. Mi-décembre, on apprenait également qu’un tournoi du LET, le tour européen de golf féminin, aurait lieu mi-mars avec là aussi un prize money alléchant de 1 million de dollars. Au-delà du sport, c’est globalement à travers du divertissement que le pays veut attirer l’attention dans le cadre de son plan de développement et de diversification de revenus « Vision 2030 ». Pour exemple, après l’organisation du festival MDL Beast Festival qui avait attiré des DJ tels que Tiesto, David Guetta ou encore Martin Garrix, ce sont Wiz Khalifa, Young Thug et DJ Snake qui seront de la partie pour le concert de fin de Dakar, rémunérés directement par le pays.  

Budapest

Pour les amateurs de tourisme sportif, Budapest est la destination de l’année. La ville accueille cette année ses traditionnels tournois WTA au mois de février et ATP au mois d’avril, le départ du Giro au mois de mai et fait partie des 12 villes qui accueillent des matchs de l’Euro 2020 avec notamment deux matchs de l’équipe de France lors de la phase de poule en juin. Ajoutez à cela les championnats d’Europe hommes et femmes de Water-Polo qui commencent cette semaine, une manche de pentathlon moderne et les championnats d’Europe de plongeon début Juillet. Non vraiment, si vous cherchiez une excuse pour aller visiter Budapest (et faire un tour dans leurs célèbres bains), vous avez là un large choix d’événements pour vous organiser.

Capital d’investissement

De nombreux clubs de football ont déjà fait les frais des fonds d’investissement à l’instar des Girondins de Bordeaux et de King Street mais maintenant, les fonds d’investissements se lancent à l’assaut des compétitions sportives comme CVC qui possède 27% de la Premiership (championnat de rugby anglais) ou encore 15% des droits commerciaux du tournoi des VI Nations. Cette montée en puissance des fonds d’investissement ne devrait pas s’arrêter puisque ceux-ci investissent aussi dans l’eSport. Néanmoins, le terme « fond d’investissement » peut sembler assez péjoratif au premier abord puisque celui-ci implique généralement une vision à court-terme avec l’objectif de créer de la valeur pour mieux la revendre. Dans ce contexte, on peut comprendre la réticence des supporters qui y voit là une occasion pour ces fonds de dégager plus de revenus sans s’intéresser à construire une structure pérenne. 

Dopage

Lors de chaque année olympique, le thème du dopage fait un peu plus l’actualité que les autres années. Il faut dire qu’avec la suspension de la Russie pour les Jeux et les compétitions internationales pendant 4 ans pour cause de dopage étatique, les contrôles à des heures dérangeantes qui feront sûrement l’actualité pendant les grandes compétitions et les articles sur le fonctionnement de l’Agence Mondiale Anti-Dopage toujours au rendez-vous, oui 2020 sera encore une année de débat. Il faudra d’ailleurs suivre avec attention la suite donnée à l’appel déposé par la Russie au Tribunal Arbitral du Sport. Toujours côté dopage, le deuxième sujet qui devrait faire l’actualité c’est la légalisation du cannabis par la Major League Baseball au mois de décembre dernier. D’autres ligues américaines comme la NFL et la NHL conduisent actuellement des études pour évaluer si le cannabis peut être un traitement efficace contre la douleur et on devrait donc voir en 2020 des nouvelles légalisations arrivées. A noter que cela n’handicape pas la participation à des compétitions internationales puisque l’Agence Mondiale Anti-Dopage a enlevé le cannabis des produits dopants en 2017. 

Engagé

Aujourd’hui on a besoin que les marques et les événements sportifs s’engagent. Que cela soit en faveur de l’égalité hommes-femmes, le sport féminin, l’environnement, le handicap… Les marques doivent adopter un créneau qui certes s’apparente à une stratégie marketing bien élaborée mais surtout, doivent prendre les mesures à la hauteur de leur engagement. Ce que les américains résument par le « brand activism » va directement influencer nos manières de consommer dans les prochaines années. Quand il faudra choisir entre consommer telle ou telle marque, la préférence de marque ne s’établira plus sur notre historique avec celle-ci mais d’après le lien émotionnel que la marqye a su créer en s’engageant. Nous sommes tous de plus en plus sensible à ce que font les marques pour la société et cela est la même chose dans le sport. On a déjà vu par le passé une marque comme Nike prendre parti dans le cas de Colin Kaepernick ou encore revoir ses contrats avec ses égéries féminines pour mieux les considérer. Cela continuera demain et des questions comme « Comment un club sportif réduit son empreinte carbone ? », « Quelles mesures réelles prennent les instances dirigeantes en faveur de l’égalité hommes-femmes ? » ou encore « Est-ce que le sport féminin est un élément de communication juste parce que l’investissement financier est moindre que dans le football masculin ou un atout dans lequel on investit pour accompagner son développement ? » seront au cœur des discussions. Ce ne sont plus seulement sur leurs produits mais bien sur leurs actions et leur éthique qu’on jugera les marques demain. 

Fan expérience

Comme en 2019, le fan qui se rend au stade ou à l’arena n’est plus simplement là pour assister à un spectacle sportif mais pour vivre une expérience. Les outils traditionnels du sponsoring qui se résument par de la visibilité ne sont plus efficaces s’ils ne sont pas complétés par une expérience émotionnelle, immersive ou digitale pour le fan. Dans le même lot, le fan qui ne peut pas se rendre au stade veut aussi pouvoir profiter d’une expérience et ce sont les marques qui se positionneront sur ce créneau, celui de l’expérience in-stadium et hors stade, qui vont conquérir le cœur des consommateurs. A travers la fan expérience, le fan doit se sentir privilégié, chouchouté même, et avec le sentiment de vivre un moment unique. Cela ne signifie pas créer une expérience VIP pour tous les spectateurs mais utiliser des outils qui personnalisent l’expérience pour chacun. En ce sens, la réalité augmentée et la réalité virtuelle sont de précieuses technologies qui enrichissent l’offre. De plus, on compare souvent l’expérience américaine avec l’expérience européenne mais nous avons tort de croire qu’il faut transvaser le premier modèle au second. Nous devons pouvoir divertir le consommateur sans avoir à créer une course de bébé à la mi-temps d’un match qui déclencherait un scandale en France là où les Américains en raffolent. 

Global Sports Week

La première édition de la Global Sports Week qui réunit les leaders du sport, du business et de la société se déroulera le 6 et 7 février prochain au Carrousel du Louvre. La grande thématique de cette année est « Making Business With Purpose » et nous retrouverons des débats divers comme « Comment le sport peut-il être compétitif dans la bataille du divertissement ? », « Les nouveaux modèles de financement du sport », « Les athlètes prennent le pouvoir : quel impact pour le monde du sport », « L’Arena du futur » ou encore « Le direct reste-t-il le premium content du sport ? ».  Cet événement réunira une riche scène internationale puisque des speakers comme Chase Carey, Président et Directeur Général de la F1, Andrew Parsons, Président du Comité International Paralympique, ou encore Andreas Zagklis, Secrétaire Général de la FIBA, sont attendus. L’événement a également le soutien de Paris 2024 et de plusieurs institutions comme le Ministère des Sports, la ville de Paris et Sporsora. Les conversations autour de l’événement risques d’être passionnantes et intéressantes, de quoi être inspiré sur la question des droits TV, de l’expérience fan ou encore en terme de storytelling pour l’année à venir.

Homeless World Cup

En 2020, la 18ème édition de la Homeless World Cup se déroulera à Tampere en Finlande du 28 juin au 5 juillet. Au programme, une semaine de compétition, plus de 500 joueurs et 50 pays représentés. Face aux grandes compétitions sportives, il est important de rappeler que le sport est aussi un vecteur d’insertion comme le souhaite cette compétition. 94% des participants disent que la Homeless World Cup a positivement impacté leur vie quand 77% disent avoir changé de vie grâce à leur implication dans le football. Alors qu’il n’est pas possible de participer à plusieurs reprises à la compétition, de belles histoires sont à partager comme celle de Natalie Handley, membre de l’équipe écossaise en 2014 qui est ensuite devenue assistante de la manager de l’équipe écossaise féminine lors des éditions 2015 et 2016 puis arbitre. L’événement permet aux personnes sans-abris ou ayant été sans-abris l’année avant la compétition d’être encadrées par des associations nationales afin de redonner un sens à leur vie. Pour certains c’est les aider à vaincre l’alcoolisme, trouver une carrière, d’autres à prouver qu’ils ne sont pas qu’un mot. La Homeless World Cup redonne confiance et développe de nombreux programmes d’aides au travers de sa fondation.

Inter Miami FC

L’Inter Miami FC est l’une des deux franchises avec le Nashville SC qui intègre la Major League Soccer en 2020. La franchise, dont le président est David Beckham, a obtenu sa place le 29 janvier 2018 et fera ses premiers pas dans le championnat le 1er mars prochain face au Los Angeles Football Club à l’extérieur avant de jouer dans son stade le 14 mars face au LA Galaxy. L’heure de vérité donc pour ce club qui a nommé son entraîneur, Diego Alonso, seulement le 30 décembre dernier après le recrutement de, déjà, plusieurs joueurs. Un club qui cumule aussi plus de 100 000 fans sur Facebook, près de 94 000 abonnés sur Twitter et plus de 470 000 abonnés sur Instagram sans avoir joué un match. Cela traduit une politique digitale bien pensée où l’identité du club est déjà bien installée avec du contenu rose et gris qui incitent aux likes. Le club peut aussi compter sur des partenaires commerciaux comme Heineken, Bodyarmor et Adidas comme équipementier. Il reste donc à voir les premières affluences et surtout, les premiers résultats sportifs. 

Jeux vidéos

Il est vrai que « jeux vidéos » ça fait un peu has been dans une ère où le eSport est un terme qui correspond mieux au phénomène lié au sport néanmoins, il fallait trouver comment utiliser la lettre « j ». En 2020, l’eSport continue de grandir et au-delà des compétitions qui se multiplient et des prize money alléchants, c’est l’aspect commercial de l’eSport qui devrait s’accentuer. L’eSport attire les marques mais attention, les consommateurs d’eSport ne sont pas des fans lambda. Exit les marques qui prennent de haut l’eSport et qui y voit simplement une opportunité de toucher un public jeune, le fan n’est pas dupe et se dit sensible à ces marques si elles démontrent un véritable intérêt. On devrait également assister au développement de partenariats individuels avec des joueurs professionnels. Il faut dire que pour certaines marques, investir auprès d’un athlète n’est plus intéressant. Les négociations sont longues, les sommes exorbitantes et le marché se sature avec des athlètes qui multiplient les contrats individuels. Quoi de mieux que se tourner vers des joueurs eSport plus accessibles et tout aussi bankable. C’est l’occasion aussi de parler de Twitch, la plateforme de streaming de contenus en direct sur laquelle un spectateur consomme en moyenne 2h de contenus par jour et qui prend de plus en plus d’ampleur. Pouvons-nous imaginer en 2020 qu’un match de Ligue 1 ou de l’équipe de France soit accessible sur la plateforme avec les commentaires d’un ancien joueur ou d’un journaliste d’une autre chaîne que celle qui a les droits ? Aux Etats-Unis, Twitch propose déjà les rencontres du jeudi soir de NFL et a signé un partenariat avec la Fédération Américaine de Basketball pour proposer du contenu exclusif autour de ses équipes nationales et des retransmissions de rencontres amicales et jeunes.

Karaté

Le karaté est l’un des cinq sports supplémentaires qui a été ajouté au programme des Jeux Olympiques 2020 cet été avec le baseball/softball, l’escalade sportive, le skateboard et le surf. C’est donc 474 athlètes qui auront la chance de participer à l’une des 18 disciplines ajoutées après avoir décroché leur place lors d’un tournoi de qualification olympique. Pour le karaté, la dernière chance de se qualifier sera en France lors du seul tournoi de qualification organisé à l’Accor Arena les 8, 9 et 10 mai prochain. Les 8 catégories seront au rendez-vous et 3 athlètes par catégorie seront qualifiés par les Jeux. Bien que la billetterie ne soit pas ouverte, c’est le moment de bloquer son agenda pour en découvrir davantage sur cette discipline avant les Jeux et encourager l’équipe de France qui tentera de qualifier le plus d’athlètes pour Tokyo.

Liga Iberdrola

La Liga Iberdrola est l’équivalent de la D1 Arkema française, la première division de football féminin. Une compétition où le FC Barcelone et l’Atlético Madrid ont l’habitude de se disputer la première place et où le CD Tacon, qui deviendra le Real Madrid lors de la prochaine saison, a fait ses premiers pas cette saison. C’est aussi un championnat où les joueuses ne se laissent pas marcher sur les pieds et le 17 novembre dernier, elles ont décidé de se mettre en grève. Cela faisait suite à un an de discussions entre l’Association des Footballeurs Espagnols et la fédération sur la mise en place d’une convention collective notamment pour réévaluer un salaire annuel minimum, un plan d’aide à la reconversion, différentes primes et un soutien dans la grossesse et la maternité. La pression médiatique a fait céder la fédération et dès le lundi suivant les joueuses mettaient fin à leur grève. Le 20 décembre dernier, la fédération, les syndicats et la Liga ont signé un pré-règlement concernant la première convention collective du football féminin espagnol. Celui-ci comprend les salaires et notamment un salaire minimum de 16 000€ annuels, les accords de maternité et de vacances. En 2020, il sera intéressant de voir sa mise en exercice et comment leur action inspire les joueuses des autres championnats à défendre leurs droits dans des championnats féminins bien inégaux.

Mercedes & McLaren

Mercedes et McLaren, deux écuries de Formule 1 qui doivent être en train de perfectionner leurs voitures pour 2021 et qui ont toutes les deux récemment signées des partenariats avec des équipes cyclistes professionnelles. La première, Mercedes, a signé un partenariat avec Ineos dans l’idée de fusionner leurs recherches et développements autour du sport automobile, la voile mais aussi le cyclisme afin d’améliorer leurs performances et innover dans des domaines tels que les sciences humaines, l’analyse de données, la simulation et l’ingénierie. La seconde, McLaren, a signé un partenariat titre auprès de l’équipe Bahrain et remplace Merida pour se nommer à présent Bahrain-McLaren. Dans ce partenariat, l’approche est différente de celle d’Ineos qui s’engage eux sur un partage de connaissance avec ici une mise à disposition du savoir-faire McLaren pour améliorer les performances de cette équipe cycliste. McLaren souhaite optimiser les technologies utilisées, apporter sa patte au développement des vélos mais aussi s’occuper du développement des activités marketing de l’équipe. Un statut donc de co-sponsor dans lequel McLaren va pouvoir se servir de ses avancées dans le sport automobile pour faire grandir et continuer à innover.  

NBA Paris Game

Là aussi on triche un peu, à travers cette lettre c’est surtout la politique de globalisation de la NBA dont on va parler. Dans une semaine, le premier match parisien de la NBA, qui a prévu d’organiser deux rencontres en 2020 et 2021 sur le sol français, aura lieu à l’Accor Arena. Un match européen qui avait précédemment l’habitude d’avoir lieu à Londres, là où la NBA a d’ailleurs son bureau européen. Mais les matchs en dehors du territoire ne s’arrêtent pas là. On a vu l’Inde, la Chine, le Mexique et après trois éditions en Afrique en 2015, 2017 et 2018, dans quelques semaines sera lancée la BAL aka la Basketball Africa League. Une compétition rassemblant 12 équipes qui joueront dans 6 villes de 6 pays différents : le Sénégal, l’Egypte, le Maroc, l’Angola, le Nigéria, la Tunisie et le Rwanda aussi hôte du Final Four. L’Afrique n’attire pas que la NBA puisque la FIFA a également annoncé l’ouverture d’un quatrième bureau régional en Afrique à Brazzaville afin de soutenir la mise en œuvre de projets de développement du football. Revenons à la NBA et à sa fabuleuse stratégie de globalisation, celle-ci n’a pas fini de s’étendre puisque pour la première fois de l’histoire, une équipe hors Etats-Unis et Canada va intégrer la G-League : les Mexico Capitanes.

OL – Reign FC

Le mois dernier, OL Groupe a annoncé l’acquisition du club de football américain féminin Reign FC au travers du rachat de ses actifs pour un montant de 3,51 millions de dollars se divisant en 89,5% détenu par OL Groupe, 7,5% détenu par Bill Predmore, précédent investisseur et dirigeant du Reign FC, 3% pour Tony Parler, ambassadeur de la marque OL aux Etats-Unis qui a œuvré dans les négociations. Jean-Michel Aulas assurera la présidence du Conseil d’Administration au sein duquel sera aussi présent Tony Parker tandis que Bill Predmore reste président du club. Le Reign FC étant un membre fondateur de la NWSL, l’OL Groupe devient par la même occasion actionnaire de la compétition. L’objectif est clair pour l’homme d’affaire qu’est Jean-Michel Ailas : exporter la marque et le savoir-faire de l’OL à l’étranger mais pas seulement. L’OL a toujours été un excellent centre de formation et quoi de mieux pour le meilleur club féminin du monde d’avoir une pépinière de talents aux Etats-Unis, meilleure nation du monde. Avec le Reign FC, l’OL se lie à un club qui évolue dans un championnat à la saisonnalité différente ce qui facilite les échanges mais aussi qui lui permet d’être constamment dans l’actualité. Autre point, avec Megan Rapinoe dans l’équipe, on peut penser que commercialement parlant en termes d’attractivité de sponsors mais aussi merchandising, c’était le moment d’investir. La stratégie de l’OL Groupe d’acquérir un second club peut faire penser à d’autres entreprises comme Red Bull ou City Football Group qui se sont créer un empire à travers le monde soutenant leur business localement en détenant plusieurs clubs de football. Il sera donc intéressant de voir les premiers pas de cette équipe sous l’ère OL mais surtout, si l’appétit de la maison mère a vocation à grandir.

Personnalisation

Dans un monde où on nous parle constamment de globalisation et d’aller toucher des marchés étrangers, la personnalisation est au coeur du réacteur. Aujourd’hui, on doit personnaliser les contenus, les actions, les expériences en fonction du public auquel on s’adresse. On doit personnaliser l’offre pour lui donner du sens. Est-ce qu’on peut décemment penser qu’une marque partenaire de 4 clubs différents peut activer ses droits de la même manière sans penser au contrainte et à l’écosystème local ? Est-ce qu’on peut imaginer exporter une rencontre européenne aux Etats-Unis sans rentrer dans les codes de la culture US où un match commence deux heures avant sur le parking et est synonyme de spectacle ? Comme on peut le voir lors du nouvel an chinois quand moult clubs floquent leurs maillots en mandarin ou quand le Real joue en Arabie Saoudite avec un flocage en arabe, pour conquérir il faut personnaliser. Cette personnalisation sera au coeur des préoccupations des institutions qui cherchent à s’étendre sans pour autant perdre de vue les consommateurs de leur marché initial qui constituent leurs principaux clients.

Quarante aka la règle 40 du CIO

2020 étant une année olympique, la règle 40 de la charte olympique va faire couler beaucoup d’encre. Pour rappel, la règle 40 interdit l’utilisation des performances individuelles au profit d’intérêts commerciaux soit « aucun concurrent, entraîneur, instructeur ou officiel qui participe aux Jeux Olympiques ne doit permettre que sa personne, son nom, son image ou ses performances sportives soient exploités à des fins publicitaires pendant les Jeux Olympiques. » et ceci est valable entre la date d’ouverture du village olympique et s’achève à la fin du troisième jour suivant la cérémonie de clôture des Jeux. Pour faire simple, un athlète qui a pour sponsor une marque qui n’est pas partenaire du CIO ne peut pas faire de la promotion pour cette marque pendant ce lapse de temps et la marque partenaire n’a pas le droit d’utiliser l’image de l’athlète en relation avec la compétition qu’il dispute c’est à dire qu’elle ne peut même pas le féliciter pour sa médaille en utilisant le mot « médaille » ou « or » qui étaient des termes interdits par le CIO lors des Jeux à PyeongChang. Des pratiques vivement critiquées par les athlètes puisque leurs sponsors contribuent comme soutien financier à leur carrière et cela peut être considéré comme un frein pour certaines marques. Ce sont d’abord les athlètes allemands qui ont lancé la rébellion. En février dernier, l’agence allemande antitrust a qualifié cette règle d’abusive et estime que le CIO et le comité national olympique doivent être soumis aux lois locales. L’agence antitrust permet désormais aux athlètes allemands d’utiliser des termes tels que « médaille, or, argent, bronze, Jeux d’hiver ou d’été », sur les réseaux sociaux et d’utiliser certaines photos d’eux-mêmes aux Jeux, notamment celles où les symboles olympiques ne sont pas visibles. L’Australie a également suivi le mouvement et en octobre, ce sont les Etats-Unis qui ont annoncé que la règle 40 ne s’appliquera plus aux athlètes olympiques et paralympiques à partir des prochains Jeux. La directrice générale du comité olympique et paralympique américain a précisé que la ligne directrice permet aux athlètes d’exploiter leurs performances sur le plan marketing pour ne pas défavoriser les partenaires et mettre en danger les sources de financement. Ainsi les athlètes américains pourront désormais citer leurs sponsors et les remercier notamment sur les réseaux sociaux. Les sponsors pourront eux aussi utiliser pendant l’événement le nom et l’image de leurs athlètes sans pour autant pouvoir exploiter la charte olympique. Début janvier, c’est le Canada qui a également décidé de ne plus respecter la règle 40 alors qu’en juin dernier, le CIO avait modifié la règle 40 en indiquant désormais que « Les concurrents, officiels d’équipe et autres membres du personnel d’équipe qui participent aux Jeux Olympiques peuvent permettre que leur personne, leur nom, leur image ou leurs performances sportives soient exploités à des fins publicitaires pendant les Jeux Olympiques conformément aux principes établis par la commission exécutive du CIO. ». En attendant le début de Tokyo 2020, il est fort à parier que certains pays décident également de faire l’abstraction sur cette règle.

Streaming

En 2020, les plateformes d’OTT et de streaming seront toujours bien présentes pour faire de la concurrence aux chaînes télés. Pour rappel, une plateforme OTT c’est un service de livraison d’audios, de vidéos et autres médias via Internet sans la participation d’un opérateur de réseau traditionnel. Le meilleur exemple pour illustrer l’OTT est bien évidemment Netflix. En France, même si les opérateurs adorent proposer des offres d’abonnement internet et télé combinés, les chaînes de sport ne sont pas souvent incluses dans le forfait et demandent un coût supplémentaire. La question est donc la suivante : pourquoi payer un abonnement télé pour un programme que je regarde deux à trois fois par semaine quand je peux me procurer un service tout aussi qualitatif via une plateforme OTT et très souvent, à la demande ? La magie de l’OTT c’est de proposer des offres pour tous les profils et ça les ligues comme la NBA, qui propose la meilleure offre sur le marché, l’ont très bien compris. Le NBA League Pass c’est pouvoir acheter un match, tous les matchs d’une équipe ou tous les matchs de toutes les équipes. C’est aussi avoir accès à des fonctionnalités exclusives pour avoir un condensé d’une rencontre, un streaming sur plusieurs appareils, des actions en réalité augmentée… L’OTT permet au fan de créer son programme et d’être maître de ses choix car contrairement à ce que l’on pense, le fan est prêt à dépenser de l’argent pour suivre son équipe si le service est à la hauteur. Les OTT sont, à l’instar de Facebook qui diffusent des matchs de Champions League en Amérique Latine, des plateformes qui diffusent également des rencontres live comme Amazon Prime qui a acquis et retransmis 6 rencontres de Premier League lors du dernier Boxing Day. Dans le même registre de nombreuses ligues européennes ont lancé leur plateforme OTT pour proposer du contenu inside et exclusif mais surtout conquérir des marchés étrangers. C’est d’ailleurs en ce début d’année que la plateforme « My Ligue 1 » de la LFP devrait voir le jour.

Tokyo 2020

Plus que 188 jours avant que ne débutent les Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Des jeux qui se veulent moderne de part les 5 nouveaux sports au programme mais aussi avec des équipements conçus en fonction des aléas naturels pour résister aux séismes et aux tsunamis. Des Jeux en faveur de la protection de l’environnement comme l’illustrent les lits flambants neufs en carton prévus au village des athlètes et qui ont fait la une la semaine dernière ou encore les médailles en métaux recyclés réalisées à partir de la campagne de dons réalisée en avril 2019 qui avait permis de collecter 75.895 tonnes d’appareils électroniques. Malgré tout, les fortes chaleurs sont à craindre avec des températures avoisinant les 30 degrés et un taux d’humidité à 80%. On se souvient de l’été dernier lors des épreuves qualificatifs du triathlon où la course à pied était passée de 10 à 5km et pourtant, Cassandre Beaugrand avait dû se faire hospitaliser en raison d’un coup de chaleur. Pareil lors des championnats du monde junior d’aviron ou lors des épreuves qualificatifs d’eau libre. Pour contrer ces températures élevées, certaines épreuves d’athlétisme se dérouleront non plus à Tokyo mais à Sapporo comme le marathon et la marche. De son côté, le marathon des Jeux Paralympiques est toujours prévu à Tokyo et l’IPC est prête à ce qu’il parte à 6h du matin si cela améliore les conditions des athlètes. L’IPC qui essaye toujours de faire en sorte que l’accessibilité soit au rendez-vous dans les hôtels. En effet, à Tokyo, seuls les hôtels ayant plus de 50 chambres doivent s’équiper d’au moins une chambre accessible aux handicapés, peu importe si l’hôtel a finalement 51 chambres ou 200. En 2019, on comptait 700 chambres accessibles aux personnes en fauteuil roulant et on espérait en avoir 850 au moment des Jeux. Des conditions qui ont poussé le Japon a voté une nouvelle loi début septembre. Désormais tout nouvel hôtel devra avoir 1% du nombre total de ses chambres accessibles aux handicapés. 

Vendée Globe

La fameuse course à la voile autour du monde, en solitaire, sans assistance et sans escale est de retour le 8 novembre prochain pour son traditionnel départ aux Sables d’Olonne. Qu’on soit amateur de voile ou non, cette compétition attire l’attention. Ce défi dans lequel s’élance ces 34 skippers semblent si périlleux qu’on se demande quel grain de folie il faut avoir pour se dire qu’on s’élance seul dans un tour du monde. Néanmoins, au-delà du défi humain, il est toujours intéressant de s’arrêter sur l’aspect technologique et le développement des bateaux avec notamment ceux qui disposeront cette année de bateaux neufs conçus en fonction de la dernière jauge IMOCA. Ils sont 9 dans ce cas à s’être officiellement déclarés candidats. Cette année sera aussi peut-être une édition record en termes de participation féminine puisque six femmes ont postulé. 

W Series

La W Series est le premier et unique championnat de monoplaces de niveau F3 entièrement réservée aux femmes. Cette compétition qui a vu le jour en 2019 a rassemblé 20 pilotes sur 6 courses. En 2020, deux nouvelles courses s’ajoutent au calendrier avec une course à Austin le 24 octobre et une autre à Mexico le 31 octobre. Ces deux courses se tiendront en marge des épreuves de Formule 1 et profiteront d’une couverture médiatique renforcée et non négligeable pour cette épreuve qui contribue directement à la diversité et à l’inclusion dans le sport automobile. 

Youtube

Youtube est une plateforme clé pour le sport et en particulier pour les athlètes qui sont devenus de plus en plus des créateurs de contenus. Il y a les youtubeurs comme Logan Paul qui sont devenus boxeurs et puis il y a les athlètes comme Evan Fournier ou Lando Norris qui ont décidé de créer leurs chaînes pour lancer leur websérie ou tout simplement vlogguer les dessous de leur vie de pilote de Formule 1. C’est aussi sur Youtube qu’on peut retrouver des contenus plus élaborés, plus immersifs et de plus en plus de structures sportives ont compris qu’elles pouvaient produire des vidéos de 120 secondes pour les réseaux sociaux comme Facebook, IGTV et Twitter mais aussi des formats originaux plus longs de 20 minutes pour Youtube sans se contraindre à couper partout. On retrouve aussi des chaînes comme Copa90 qui se permet de faire des reportages de près de 50 minutes sur le derby berlinois et qui cumule plus de 330 000 vues. Youtube sera aussi toujours essentiel pour la retransmission d’événements sportifs comme l’illustre l’INEOS 1 :59 Challenge ou pour les lignes d’arrivées d’événements amateurs. 

Z

La génération Z est la génération de demain à conquérir pour les marques et clubs sportifs. Certains marketeurs la prennent un peu de haut en la jugeant volatile et pourtant, c’est une génération qui apporte de l’importance au sens, à l’identité et qui certes n’hésitera pas à aller voir ailleurs si elle n’est pas convaincue par ce que vous proposez mais saura aussi dépenser son argent si elle en voit l’intérêt. La génération Z est une génération qui a accès à tout et c’est pour cela que si elle n’a pas ce qu’elle attend, elle zappe jusqu’à trouver ce qui la satisfait. C’est aussi une génération qui accorde plus d’importance à un athlète qu’à une institution et cela change beaucoup de choses. Le fait que Ronaldo a plus de fan sur Instagram que la Juventus et gagne plus d’argent avec la plateforme qu’en jouant au football l’illustre bien. Pareil pour Lebron. Oui, les athlètes ont dépassé l’institution grâce à cette génération Z qui n’a pas eu besoin d’un club pour découvrir un joueur car elle avait internet pour regarder des compilations de ses meilleures actions. La génération Z est exigeante, aime la technologie mais apporte aussi beaucoup d’importance à l’expérience. C’est la génération de la festivalisation et c’est exactement ce que Liberty Media cherche à créer en Formule 1 en proposant une expérience sportive mais aussi musicale avec des concerts, et divertissantes avec des fanzones et les jeux vidéos. C’est la génération à conquérir et Nielsen a produit un excellent report pour mieux la comprendre.


Alors, un thème qui vous inspire plus qu’un autre ? Une tendance à rectifier ? En tout cas, on a hâte de voir comment plusieurs de ces thématiques auront évolué d’ici la fin de l’année afin de découvrir les nouveaux challenges qu’elles nous réservent pour 2021.

Les urgences

Parmi toutes les choses que j’avais prévu de faire cette semaine, passer 6 heures aux urgences n’était sûrement pas sur ma liste. Pourtant, avec un médecin censé remplacer mon médecin traitant incapable de débloquer un créneau de 15 minutes et après avoir craché du sang pour la cinquième fois en 12 jours, je n’ai pas trouvé d’autres solutions. Il faut dire que j’avais déjà appelé le cabinet médical jeudi dernier pour prendre un rendez-vous et on m’avait rétorqué de rappeler lundi. Lundi, 8h15, on m’annonce qu’il fallait que j’appelle 15 minutes plus tôt car il n’y a plus de créneaux d’urgence ni même de rendez-vous tout court disponibles cette semaine. Ne me demandez pas comment c’est possible. Ni une ni deux, après avoir pleuré un bon coup pour relâcher la pression et parce que forcément j’avais été voir entre temps sur internet (vraiment ne le faites pas) ce que ça voulait dire de cracher du sang (et ce n’était pas jojo), j’ai pris la voiture et bonjour les urgences.

Précision : je déteste les urgences (comme 67 millions de français d’ailleurs). Rien que le fait de me dire que je dois y aller, ça m’angoisse car cela signifie que je suis arrivée à mon dernier recours pour aller mieux. Ensuite, l’ambiance y est froide au point que dans la salle d’attente de la radiologie, ils ont créé un faux plafond de ciel bleu et mis des tableaux de plantes vertes. Je ne vais pas vous cacher que quand la douleur est insoutenable et que le cathéter que vous avez dans le bras vous empêche de bouger, la décoration est bien la dernière de vos préoccupations. Puis surtout, l’agitation qui y règne est pire qu’une fourmilière. Il y a du monde partout, au point que les salles d’attente sont trop petites et les gens debout bloquent les entrées. Vous avez mal à la tête en 30 minutes tellement le bruit est incessant et les plaintes de vos voisins insistantes parce qu’ils attendent depuis plus d’une heure (comme tout le monde en fait). Les enfants s’impatientent, les parents aussi, les personnes âgées essayent de prendre leur mal en patience… Non vraiment, les urgences c’est loin d’être une partie de plaisir. Cela en devient même épuisant émotionnellement. Vous avez l’impression que vous ne sortirez jamais de là tellement il y a de monde.

La première heure vous prenez sur vous, la deuxième passe plus rapidement car on commence à s’occuper de vous. Arrivent la troisième et quatrième heure où après 1h30 dans un box à attendre seule qu’un médecin passe me voir, j’avais juste envie de signer une décharge de sortie, qu’on ait trouvé ce que j’ai ou pas. Cinquième heure, nouveaux examens et attente à nouveau. Sixième heure, vous n’avez jamais autant fait preuve de patience de toute votre vie.

Il faut dire que ce sentiment d’être seul, d’être un client parmi tant d’autres quand tu prends ton petit papier comme chez le poissonnier pour t’enregistrer à l’accueil car les urgences ne sont plus en mesure d’apporter le service qu’elles devraient fournir, ça a de quoi vous déprimer. D’un autre côté, ça vous fait un stage accéléré pour acquérir de la patience car on sait tous que vous aurez bien voulu dire plus d’une fois à votre voisin bruyant de « la fermer, merde! ».

L’une des raisons pour lesquelles j’aurai bien évité de m’y rendre c’est aussi parce que ça fait des semaines que les urgences sont en grève car elles demandent – justement – plus de moyen pour bien travailler. 6h dans le service et j’ai bien compris que les journées du personnel étaient loin d’être simples. Déjà, il faut dire qu’avec le manque de médecins traitants, on vient pour toutes les raisons aux urgences. Une douleur à l’oreille, une grippe qui n’est pas passée au bout de deux jours, un mal de dos pour lequel on refuse de prendre des antidouleurs… La définition du mot « urgence » est à réinventer. Avec les reportages à la télévision, j’imaginais bien que les urgences en voyaient de toutes les couleurs mais à ce point, j’étais loin du compte. Si elles sont tant encombrées c’est bien parce que la moitié des maux pourraient être réglées avec une consultation chez un généraliste et c’est effarant de se dire que ça ne va pas s’améliorer. En me faisant ma prise de sang, l’interne qui s’occupait de moi me confiait que les trois minutes qu’elle passait assise à me piquer étaient une pause pour elle. Moi une pause au travail c’est un café, trois copains autour d’une table et parler de tout sauf du boulot.

Après 6 heures, deux radios, une prise de sang et un ECG, je suis ressortie des urgences sans diagnostic. En même temps, si le docteur m’avait dit qu’on repartait pour des examens et deux heures d’attente, je pense que je l’aurai remercié poliment. D’un côté j’étais rassurée de me dire que si on n’avait rien trouvé c’est qu’a priori ce n’était pas grave et mon corps a juste envie de m’embêter, de l’autre j’étais loin de m’imaginer ce que donnerait ma consultation en urgence chez l’ORL le mercredi suivant. Mais ce sujet, ce sera pour une prochaine fois. Rien de grave promis, juste une petite opération et tout rentrera dans l’ordre (enfin on espère).

La bougie de plus

Tes parents vieillissent. Je sais, tu ne veux pas te l’avouer. Tu as beau croire que tout le monde vieilli sauf tes parents, ce n’est qu’un leurre. Contrairement à tes grands-parents que tu as toujours connu plus ou moins âgés, tes parents tu as l’impression qu’ils ont arrêté de vieillir après 40 ans parce qu’un jour tu as commencé à faire plus attention à ton âge qu’aux leurs. Alors bien sûr, tu te souviens de leurs 50 ans parce que c’était un peu exceptionnel et que vous avez fait une petite fête pour marquer le coup mais le lendemain, c’était oublié, ils avaient 40 ans à nouveau. Tu as ainsi vécu dans le déni plusieurs années avant qu’un beau jour ton père te dise qu’il a tout le temps mal au dos et ta mère que sa vue baisse plus vite que ton compte en banque. Puis là où avant, ils se seraient remis sur pattes en un rien de temps, c’est la dixième séance de kiné que ta mère fait pour se remettre de sa tendinite et il lui en faudra certainement le double pour réussir à lever le bras (presque) comme avant. Alors que les maux s’enchaînent, il faut bien te rendre à l’évidence: tes parents n’ont plus 40 ans, ils en ont même bien 10 de plus. 

C’est un fait, pour chacun d’entre nous, nos parents sont éternels. Ils seront toujours là comme ils l’ont déjà été à chaque étape de nos vies. Ils seront là pour nous encourager, nous mettre en garde, nous dire de foncer, nous faire des remontrances, nous soutenir, nous dépanner, nous consoler, continuer de nous élever et de nous partager leurs valeurs. On ne voit pas que nos parents vieillissent, qu’il y a un peu plus de rides sur leurs visages, qu’ils s’essoufflent plus rapidement quand ils font de la randonnée, qu’ils perdent des réflexes en conduisant, que leur corps leur dit de ralentir. Non, ton père peut toujours te porter sur son dos et ta mère peut toujours jongler entre tes activités extra-scolaire et celles de ton frère sans s’occuper d’elle. Ils ont la même énergie que quand tu avais 13 ans et rien n’a changé. Tout ça parce qu’on n’imagine pas qu’un jour, on puisse être là, sur Terre, sans eux. Dans mon esprit, mes parents ne vieillissent pas parce que je considère que ma vie est reliée à la leur, que ce lien de parenté fait qu’on est à tout jamais lié physiquement et que si je prends mon téléphone pour les appeler, ils répondront toujours. Pourtant je sais bien qu’un jour ça ne sera plus le cas et c’est là que je me rappelle qu’à chaque fois que je souffle mes bougies, les leurs suivent quelques mois plus tard. 

J’ai réalisé que très récemment que mes parents vieillissaient comme tout le monde, quand je les ai entendu parler de leur santé et que j’ai compris que les choses avaient changé. Pourtant, je suis quelqu’un qui fait attention aux anniversaires et chaque année, c’est important pour moi de les célébrer. Néanmoins, contrairement à l’anniversaire de ma grand-mère, je n’ai jamais vu le leur comme un cadeau. Ma grand-mère a fêté ses 90 ans l’an dernier et je ne pouvais pas être plus heureuse de réaliser qu’elle venait de m’offrir une nouvelle année à ses côtés. Je fais plus attention à son anniversaire qu’à celui de ma mère parce que j’ai l’impression qu’ils nous en restent moins à célébrer alors que c’est faux. Personne ne sait combien d’anniversaires ils nous restent à partager. On vieillit tous et chaque anniversaire est un cadeau, pour nous et pour les autres. On ne se rend jamais compte de la chance qu’on a d’avoir nos parents à nos côtés jusqu’au jour où on rencontre quelqu’un qui nous dit qu’il a moins de chance que nous. Ils sont là, c’est acquis, un peu comme la santé qu’on leur prétend. 

Dans quelques semaines, il y aura une nouvelle bougie sur le gâteau d’anniversaire de ma maman et contrairement aux vingt-cinq années précédentes, cette fois-ci je compte bien voir son anniversaire comme un cadeau. Nos parents sont éternels dans nos coeurs mais comme tout dans la vie, rien n’est acquis. Chaque année qu’on passe les uns auprès des autres est un cadeau, une année qui nous offre la possibilité de se créer des centaines de souvenirs. Mes parents vieillissent, c’est une réalité que je n’ai plus le droit de renier. Comme on prend soin de nos aînés, prenons soin de nos parents et ne sous-estimons pas trop le pouvoir qu’a une bougie de plus sur un gâteau. 

Les 5 événements sportifs immanquables en 2020

Les dizaines ne sont pas très importantes quand on parle de sport. Ce qui est important c’est de savoir si nous sommes en année paire ou impaire. C’est comme ça qu’on sait si nous sommes une année de Jeux Olympiques ou une année de Coupe du Monde de rugby. Quand on parle de sport, on peut vous dire en fonction du dernier chiffre de l’année dans combien de temps se déroulera la prochaine grande compétition de football, le prochain Euro de basket ou encore la prochaine Ryder Cup parce que contrairement à des événements comme Roland Garros, la Ligue 1 Conforama ou encore le Tour de France, ce ne sont pas des événements annuels. Dans le sport, la récurrence des événements est à multiplier par 1, par 2 ou par 4. Bien évidemment, ceux qu’on multiplie par 4 sont les plus prestigieux et ceux lors desquels tout sportif veut décrocher un titre. Ceux qu’on multiplie par 1 sont ceux qui occupent tous nos week-ends, ils font partis de notre routine et cohabite dans notre agenda entre un rendez-vous chez le médecin et un restaurant avec les copains. On sait qu’on pourra toujours compter sur eux, et on sait qu’ils seront là l’an prochain.

Dans le sport, la récurrence des événements est à multiplier par 1, par 2 ou par 4. Bien évidemment, ceux qu’on multiplie par 4 sont les plus prestigieux et ceux lors desquels tout sportif veut décrocher un titre.

Les 5 événements ci-dessous sont rares, du genre rare à arriver tous les 4 ou 2 ans. On les a attendu avec autant d’impatience qu’on attend Noël. Ils vont avoir la priorité sur tous les autres événements de notre agenda, même le match de foot des enfants devra attendre. Pour eux, on serait prêt à payer un abonnement à 25 euros pour ne louper aucune médaille. Ils vont nous faire vivre des émotions qu’aucun autre événement ne nous procurera. Ils seront source de joie, de stress, d’adrénaline et peut-être de peine. Ils nous feront nous déplacer tellement ils nous ont manqué. Ils nous feront tout oublier, le temps d’un match, d’un coup, d’une action pour nous plonger dans cette bulle magique et formidable qu’est le sport. On sait qu’ils sont éphémères, qu’au bout de quelques jours il faudra leur dire au revoir et c’est ce qui les rend uniques.

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, merci de bien vouloir inscrire dans votre agenda que du 24 juillet au 9 août se déroulent les Jeux Olympiques d’été puis du 25 août au 6 septembre, les Jeux Paralympiques d’été. L’avant-dernière olympiade d’été avant que les Jeux investissent la capitale française. On ne connaît même pas encore l’ensemble de la délégation française qu’on se pose déjà une tonne de question : qui sera le porte-drapeau ? est-ce que la France brillera autant en boxe qu’à Rio en 2016 quand elle a décroché 10 médailles ? Teddy Riner va-t-il décrocher un troisième titre olympique ? après la désillusion des derniers championnats du monde d’athlétisme, les français auront-ils repris du poil de la bête ? de quelle couleur sera la médaille que décrocheront les équipes de handball français ? est-ce que Mbappé et Benzema seront de la partie chez les Bleuets ? Et on ne parle ici que de la France, imaginez si on commence à faire la liste des questions pour les autres pays en passant de combien de médailles Simone Biles décrochera à qui sera le prochain Michael Phelps ? Non vraiment, on est encore à plus de 200 jours de ces Jeux mais je ne tiens plus en place. J’ai déjà prévu de passer 15 jours sans vie sociale sur mon canapé pour ne rater aucun grand moment et vibrer derrière nos français.

Lors de la dernière décennie, le handball français masculin c’est un titre olympique en 2012, 3 titres de champions du monde en 2011, 2015 et 2017, 2 titres européens en 2010 et 2014. Autant dire que ce palmarès a de quoi nous rendre impatient que le championnat d’Europe commence. Il a lieu du 9 au 26 janvier en Autriche, Suède et Norvège, pays où la France prendra ses quartiers pour le tour préliminaire. Dans le groupe D, elle retrouvera la Norvège mais aussi le Portugal et la Bosnie-Herzégovine. Bien que la France soit déjà qualifiée pour participer au tournoi mondial de qualification pour les Jeux en avril, il sera important de tout donner pour nous faire oublier l’élimination des Bleues en phase de groupe au championnat du monde le mois dernier et pour donner le ton à cette année à deux titres potentiels. On a tellement peu l’habitude que cette équipe nous déçoive qu’on a hâte de voir jusqu’où elle ira.

Le 12 juin, il y aura ceux qui auront un oeil tourné vers le match Turquie vs Italie qui se déroulera à Rome et puis ceux qui seront plus intéressés par le Argentine vs Chili à Buenos Aires. Ce n’est qu’une question de goûts entre le football européen et le football sud-américain, de nationalité et d’affection parce que oui, en 2020 l’Euro et la Copa America commencent et finissent le même jour. Bien sûr, les aficionados de la Copa America se rappellent que celle-ci a déjà eu lieu l’an dernier et que la Brésil y a remporté son neuvième titre alors pourquoi donc la revoilà déjà un an après ? Tout simplement pour retrouver l’équilibre du calendrier international et des autres confédérations. Personnellement, je sais que je porterai plus d’attention au parcours des Bleus dans le groupe D qu’au match que le Qatar va jouer en tant que nation invitée à la Copa America mais ce n’est qu’une question de préférence et libre à chacun de faire comme il le souhaite. Il faut dire aussi qu’avec le décalage horaire, certains audacieux pourront même essayer de jongler entre les deux compétitions et alors là chapeau.

L’Euro 2020 sera également l’occasion de voyager puisqu’on se rappelle que Michel Platini avait proposé que la compétition se déroule sur tout le territoire européen pour fêter les 60 ans de la première édition. C’est ainsi dans 12 villes que les 51 matchs se dérouleront avec la phase finale à Londres. On sait déjà que les Bleus iront à Munich et Budapest, de quoi prévoir des petits week-end touristiques pour les amoureux du ballon rond.

Sortez à nouveau vos agendas et préparez-vous à réserver votre hôtel, le championnat d’Europe d’athlétisme se déroule du 25 au 30 août à Paris. Oui, vous avez bien lu à Paris. Vous n’avez pas donc pas d’excuses pour ne pas venir voir les frères Lavillenie sauter à la perche et Kevin Mayer effectuer dix épreuves surhumaines en deux jours. Et puis au-delà de l’événement sportif qui sera une répétition pour les épreuves de Paris 2024, l’organisation a prévu que ce soit une fête populaire avec un 10km ouvert à tous à la suite du semi-marathon officiel et une fanzone au Trocadéro où se dérouleront les cérémonies de remise de médailles mais aussi des concerts. Quoi de mieux qu’un séjour dans la capitale pour célébrer du sport et la ville de Paris avant la rentrée des classes ? En plus, l’avantage d’être sur place c’est que vous n’aurez pas à écouter les interviews d’après épreuves de Nelson Monfort (même si en vrai, on est tous fans de Nelson). Et vu que je suis sympa, je vous partage même le lien de la billetterie.

Je l’admets, si je n’avais pas vécu la Ryder Cup 2018 et découvert l’envergure et l’ambiance de l’événement, il est peu probable que j’aurai fait figurer cet événement dans cette liste néanmoins j’y suis allée et je n’ai qu’une hâte, y retourner un jour. C’était la seconde fois de ma vie que je découvrais ce que « être européen » signifiait après toutes les fois où ça me facilite bien la vie de payer en euros à Madrid ou Milan. Ce combat Europe vs Etats-Unis ce n’est pas quelque chose qu’on voit souvent dans une manifestation sportive. C’est toujours un match entre un pays et un autre mais là, c’est un ensemble de pays qui s’unissent. C’est à dire que dans ma team, il y a des espagnols, des anglais, des allemands et on est uni derrière le même but : battre les USA. J’avais une image ringarde du golf parce qu’après tout, on te demande toujours de faire le silence mais en fait, c’est juste pour mieux exploser quand le coup est magistral. J’avais rarement vu une ferveur aussi contagieuse (et des gens aussi alcoolisés) qu’à la Ryder Cup. Il faut le vivre pour le comprendre et ce sentiment, cette fierté de soutenir la team Europe, j’ai hâte de le retrouver lors de la prochaine édition qui se déroule du 25 au 27 septembre aux Etats-Unis.


5 événements qui sont finalement peu face à l’étendue de l’offre que nous promet 2020 à travers tous les événements annuels déjà au rendez-vous. Alors on a hâte ! Hâte que Fourcade et l’équipe de France brillent aux Mondiaux de biathlon, que le tournoi des VI Nations apporte sa dose de placages, que la Formule 1 reprenne en mars, que Roland-Garros accapare nos après-midis de mai, que le Tour de France nous fasse découvrir la beauté de notre patrimoine et qu’un français finisse en jaune sur les Champs. Oh oui, je le sens cette année 2020 va être belle. Belle et immanquable parce que le sport français va encore nous faire vivre de sacrées émotions comme on aime. Allez, bonne année et soyez prêts à consommer du sport comme vous ne l’avez jamais fait!

Iran vs Cambodge, historique si pas éphémère

14-0, c’est le score final du match entre l’Iran et le Cambodge dans le cadre des éliminatoires à la Coupe du Monde 2022. Un résultat anecdotique alors que l’actualité était rivée sur les 3500 femmes, qui pour la première fois, ont pu se rendre au stade en achetant elles-mêmes leurs tickets.

40 ans d’interdiction

Depuis 1979, suite à la révolution islamique, les femmes ont interdiction d’assister à un quelconque événement sportif masculin même si cela n’est pas écrit dans la loi. Football, basketball ou même volleyball, la règle est la même pour tous les sports. Et n’allons pas imaginer que la règle puisse être dérogée pour une mère de famille ou une sœur d’un athlète.

Maryam Shojaei, sœur du capitaine de l’équipe nationale Masoud Shojaei, activiste et membre du mouvement OpenStadiums, n’a jamais pu assister à un match de son frère dans son pays natal. Lors de la Coupe du Monde 2018 en Russie, juste avant la rencontre entre l’Iran et l’Espagne, elle reste bloquée par la sécurité pendant deux heures pour avoir voulu faire entrer dans le stade une banderole avec écrit « Let Iranian women enter their stadium ».  Hier, elle ne faisait pas non plus partie des 3500 femmes qui ont assisté à la rencontre considérant sa venue trop dangereuse après avoir mené plusieurs campagnes contre le gouvernement et la fédération de football iranienne pour légitimer la présence des femmes dans les stades.

En novembre 2018, une centaine de femmes triées sur le volet avaient été autorisées à assister à la rencontre amicale entre l’Iran et la Bolovie, initiative que Gianni Infantino avait déclaré « décevante ». Ce même mois, Maryam Shojaei rencontrait Fatma Samoura, secrétaire général de la FIFA, pour lui remettre une pétition récoltant 240 000 signatures.

Depuis mars 2018, c’est 8 lettres qu’elle a envoyé à la FIFA pour faire pression et demander de menacer la fédération iranienne de sanctions si elle n’autorise pas les femmes dans les stades. C’est aussi à cette date que 35 femmes ont été arrêtées pour avoir tenté d’assister au match entre Persepolis et Esteqlal, match auquel assistait le président de la FIFA. Il faut dire que malgré cette interdiction, les femmes iraniennes sont pas découragées pour tenter d’assister à des rencontres. La passion plus forte qu’une loi morale, elles se déguisent avec des perruques et des fausses barbes pour accéder aux enceintes. Cela avait notamment été une astuce victorieuse lors de ce match avant d’être arrêtées. L’une de ces femmes a raconté ensuite à un média modéré que c’était la troisième fois qu’elle utilisait cette technique, changeant de maquillage et perruque à chaque rencontre. Interrogée pour savoir si elle avait peur d’être détenue, elle a répondu « Pourquoi devrais-je avoir peur? Nous, les femmes, ne commettons aucun crime en allant dans les stades. La loi n’a pas défini la présence de femmes dans les stades comme un crime. Bien sûr, ils ont détenu quelques femmes qui ont dû promettre par écrit de ne pas y retourner. ».

Un acte qui n’est pas un crime et pourtant le mois dernier, il a coûté la vie à Sahar Khodayari, surnommée « Blue Girl ». La jeune fille de 29 ans s’est immolée et a succombé à ses blessures après avoir appris qu’elle risquait jusqu’à six mois de prison suite à son arrestation en mars dernier alors qu’elle tentait d’assister à une rencontre de son équipe favorite, Esteghlal. Ce décès a fait grand bruit et les instances de défense des droits de l’homme comme Amnesty International ou Human Rights Watch se sont saisies de l’affaire pour faire réagir la FIFA mais aussi mettre la pression sur l’Iran en mobilisant la communauté internationale.

Il faut dire que cette interdiction reflète plus largement la place et le rôle de la femme dans la société iranienne qu’une simple interdiction de stade. Pas inscrite dans la Constitution, ce sont bien les religieux qui mettent la pression pour conserver cette interdiction en indiquant que la tenue d’un joueur est trop « érotique » et que les jurons et potentiels comportements déplacés d’un homme au stade sont dangereux pour les femmes.  « Quand une femme se rend au stade et voit des hommes à moitié nus vêtus de vêtements de sport, le péché est commis. », c’est ainsi que Mohammad Jafar Montazeri, procureur général iranien, justifie l’interdiction pour une femme d’accéder à un stade. En 2018, suite au match amical entre l’Iran et la Bolivie et la poignée de femmes qui avait été autorisées à assister au match, il avait mis en garde sur la récidive d’une telle action en disant : « Nous nous occuperons de tout responsable cherchant à autoriser à tout prix la présence de femmes dans les stades. ». Lundi, une cinquantaine de religieux ont manifesté devant le parlement iranien, scandant des slogans contre la levée de l’interdiction. Il faut dire que le président iranien, Hassan Rohani, ne semble pas fermé à une levée de l’interdiction comme le mentionne Masoumeh Ebtekar, vice-président iranien aux affaires de la famille et des femmes : « Je pense que nous allons de l’avant, (…) que le gouvernement a fait de sérieux efforts dans ce sens et nous espérons maintenant voir un match dans lequel des femmes seront assises dans le stade. ».

Historique mais pas égalitaire

3500 femmes dans un stade en Iran, un événement historique et pourtant pas égalitaire. Sur les 78 000 places du stade Azadi, elles représentaient moins de 5% de la capacité de celui-ci et avaient été limité alors que seul 2500 tickets avaient trouvé preneurs auprès du public masculin la veille du match. Il a d’ailleurs fallu que quelques minutes pour que les 850 premières places soient épuisées, poussant les autorités à en ajouter. Un parcage féminin plein une heure avant le match alors qu’à l’extérieur, des femmes étaient venues au stade, espérant pouvoir acheter leur billet sur place. Un acte toujours discriminant pour Maryam Shojaei qui dénonçait que « s’ils proposent des quotas de billets, des portes d’entrée différentes, des tribunes différentes, c’est qu’ils traitent encore les femmes de façon différente des hommes ». Une situation qui est en effet contraire aux statuts de la FIFA mentionnant que « toute discrimination d’un pays, d’un individu ou d’un groupe de personnes pour des raisons de couleur de peau, (…) de sexe, (…) ou pour toute autre raison est expressément interdite, sous peine de suspension ou d’exclusion ».

Un match, c’est donc bien mais la vraie question est : que se passera-t-il lors du prochain ? La fédération iranienne a-t-elle seulement cédé pour cette fois face à la pression politique de la FIFA suite à la médiatisation du décès de Sahar Khodayari le mois dernier ? Est-ce uniquement un coup de publicité pour la gouvernement alors que pour l’instant aucune annonce pérénisant les choses a été annoncé pour une ouverture de tribunes pour tous les matchs de football, internationaux mais aussi les championnats, dans tous les stades sans restrictions discriminatoires ? A quand la possibilité d’avoir des tribunes mixtes pour que les femmes puissent venir au stade avec leurs enfants ? Des travaux concernant l’accessibilité des stades et notamment des toilettes seront-ils vraiment engagés pour accueillir les femmes dans de bonnes conditions comme l’annonçait Hossein-Ali Amir le mois dernier ou continuerons-nous de nous servir de cela comme excuse pour rester dans le climat actuel ? Beaucoup de questions qui pour l’instant restent sans réponse alors que les défenseurs des droits de l’homme affichent déjà leur scepticisme parce que finalement ce n’est pas qu’une question de football.

Autoriser les femmes à entrer dans les stades c’est la première porte pour qu’elles demandent davantage de liberté et ça, les têtes pensantes iraniennes sont contres. Dire « oui » a une femme est impensable et les autorités préféraient que les pays étrangers ne s’en mêlent pas. La société iranienne est une société qui exclut les femmes des espaces publics, qui les arrêtent si leur voile est mal mis ou si elles sont habillées de manière « provocante », dont les pouvoirs surtout religieux refusent le changement et l’intellectualisation des femmes. S’opposer aux concessions, s’opposer à toutes les demandes permet de moins susciter de nouvel intérêt et de laisser les femmes là où elles sont.

C’est aussi l’exemple flagrant du pouvoir du football. Si la FIFA menaçait réellement de manière convaincante de mettre en application ses statuts et donc de suspendre ou d’exclure la fédération iranienne, cela serait-il suffisant pour faire réagir le pouvoir politique ou la religion est plus forte que tout ? Est-ce que le football serait ainsi l’instance qui domine les lois sociales et sociétales en jouant un rôle fondamentale pour la place de la femme ?

En attendant de connaître la réponse, les joueurs de l’équipe nationale iranienne sont allés rendre hommage aux 3500 femmes présentes pour les encourager dans ce match des éliminatoires à la Coupe du monde 20222 en venant les applaudir en fin de match afin de leur montrer leur soutien et solidarité pour faire lever leur interdiction de stade.


Photos d’illustration : Forough Alaei, gagnante du concours photo 2019 organisé par le World Press Photo avec son reportage « Crying for Freedom » documenté le 10 novembre 2018 lors du match de AFC Champions League Cup entre l’équipe iranienne de Persepolis et l’équipe japonaise, Kashima Antlers, au stade Azadi de Téhéran.

Déménager

Alors que certains ont vécu une semaine de rentrée animée, j’ai l’impression que pour ma part, ce fut la première semaine en trois mois à ne pas courir partout. Il faut dire qu’il n’y avait plus de cartons à faire le soir en rentrant et ça, c’est quand même jouissif.

Mon mois d’août aurait pu être bien plus tranquille qu’il ne l’a été si je n’avais pas décidé le 25 juillet dernier de lâcher mon appartement. Comme si j’avais peur de m’ennuyer en août après un mois sur les routes du Tour, j’ai pris les devants et envoyé une lettre à mon propriétaire en lui disant que je lui rendais les clés le 31 août. C’est là d’ailleurs que je me suis dit qu’une simple lettre peut signifier beaucoup de choses. Dans certains cas les facteurs sont messagers de bonnes nouvelles et dans d’autres… Disons que quand il y a écrit « Service Public » sur l’enveloppe, on leur demanderait bien de la garder.

Une lettre et j’étais prête pour 5 semaines de cartons, valises, sacs de course, totes bag… Bref tout contenant dans lequel vous pouvez mettre des affaires et qui est transportable facilement. Ajoutez à cela qu’en m’y prenant un mois avant, il ne fallait pas compter sur les gros bras des potes ni un camion, j’ai donc embauché les bras de mon frère et mobilisé la 208. J’invite d’ailleurs tout le monde à tenter l’expérience du déménagement en 208, ça vous rendra meilleur au Tetris. 

Pas malheureuse d’être enfin débarrassée de cette corvée, cette expérience inédite m’aura appris deux-trois trucs mais certainement pas dans quel ordre procéder aux cartons pour être la plus efficace. Certes, j’ai bien lu des blogs qui vous expliquent comment être organisé dans votre déménagement et quelle pièce il faut empaqueter en premier mais j’ai quand même mélangé les couverts avec les gels douches parce qu’à la fin, organisée ou pas, il fallait bien que tout soit emballé et je n’allais pas fermer des cartons à moitié vide. 

A défaut de vous éclairer sur l’ordre dans lequel faire vos cartons, je peux quand même vous dire que :

  • déménager au mois d’août est une mauvaise idée parce qu’il fait chaud et donc à vous agiter dans tous les sens, il fera encore plus chaud ; parce que tout le monde est absent donc vous allez faire un déménagement seul ; parce que c’est la haute saison des déménagements avant la rentrée et donc la haute saison des prix des déménageurs.
  • prévoir un stock de cartons suffisants pour éviter de vous obliger à en vider certains pour les re-remplir ensuite est utile (true story, j’avais que 7 cartons pour déménager et la flemme d’en acheter d’autres).
  • vous allez réaliser à quel point vous avez trop de totes bag et qu’il serait vraiment temps que les marques trouvent un autre goodie original à produire parce que vous en avez plus que ce dont vous en avez besoin.
  • vous allez jeter beaucoup de choses car votre dernier ménage de printemps n’aura pas suffit à vous séparer de babioles inutiles, magazines que vous pouvez recycler, médicaments à déposer à la pharmacie et produits à moitié plein qui sont périmés. 
  • ce sera le meilleur moment pour vous lancer sur Vinted et faire du tri dans vos vêtements, surtout ceux qui sont roulés en boule au fond de votre armoire et que vous n’avez pas mis depuis deux ans. 

Voilà pour les conseils déménagement qui vous auront sûrement davantage servi de divertissement que de « vrais » conseils. Il faut dire que j’espère que ce déménagement n’était pas le premier d’une trop longue série parce que c’est épuisant mentalement. Vous pensez toujours que vous serez large dans le temps et finalement, à deux jours de rendre vos clés il reste encore tous vos meubles à démonter. Alors est-ce que j’ai pleuré ? Bien sûr (même si je mets aussi ça sur le dos de la nostalgie quand j’ai ouvert à plusieurs reprises mes boîtes à souvenirs).

Un dernier conseil pour la route : déménagez le moins possible dans votre vie car je suis sûre que faire ses cartons c’est nocif pour votre bonheur, c’est une tâche bête et répétitive dont vous avez l’impression que vous ne verrez jamais la fin et donc qui vous stresse.

La rentrée

Cela fait deux jours que tout le monde parle de la rentrée. Rentrée par-ci, rentrée par-là, rentrée à l’école, rentrée des médias, rentrée au boulot mais finalement c’est quoi la rentrée quand tu as pratiquement 25 ans, pas d’enfants et que tu as bossé tout l’été ? Les gens sont bien mignons à m’envoyer des photos de leurs gamins faisant leur première rentrée et à me dire qu’ils se fixent de nouveaux objectifs pour que cette rentrée soit un nouveau départ mais de mon côté, qu’on soit le 2, 3 ou 18 septembre, c’est la même chose.

La rentrée c’est un moment de l’année qui s’applique aux enfants ainsi qu’aux parents et qui laisse ceux entre deux, avec les grands-parents, dans une sphère parallèle où on ne connaît ni l’excitation, ni la nostalgie et encore moins le stress que signifie cette première semaine de septembre. Pas de nouvelles fournitures ni de nouveaux vêtements, c’est la continuité du 30 août. La saveur qu’avait la rentrée quand on faisait encore des études a disparu. On ne connaît plus l’envie de dessiner dans la marge de ses cahiers, l’excitation de savoir si on sera dans la même classe que nos potes et encore moins d’observer qui seront les petits nouveaux de l’année. Les seules excitations que tu as lors de cette semaine de rentrée quand tu es entre deux c’est d’espérer avoir une réponse à ton énième relance sur un sujet important et d’être au jeudi soir pour le pot avec les copains. C’est un peu triste à lire je sais, sans saveur, mais cette semaine étant la copie conforme de la précédente, je ne vois pas comment distiller des paillettes que feraient rêver les gens. Alors quand on me demande comment s’est passée ma rentrée, j’ai l’impression que mon interlocuteur s’est trompé de personne car pour renouer avec cette excitation de la rentrée dans laquelle la plupart tourbillonne, je crois que la prochaine étape est d’abord d’avoir un enfant. Là alors la date du 2 ou 3 septembre sera entourée avec importance dans mon agenda papier qui est la seule fourniture qui, rentrée ou non, m’accompagne chaque année.

Ce message était pour toutes les personnes qui se sentent exclues des discussions sur la rentrée à la cantine. Vous n’êtes pas les seuls. Et la prochaine fois qu’on vous demandera comment s’est passée votre rentrée, n’hésitez pas a dire que c’était génial de retrouver Clique sur Canal +.

La Ligue 1, ma bonne copine

Un sentiment d’épanouissement et de joie intense, c’est ainsi que je me suis levée ce matin en sachant qu’il n’y avait plus un seul dodo qui me séparait du retour de ma chère et tendre Ligue 1 Conforama. Il faut dire que depuis 3 mois – sauf pour ceux qui ont aussi maté la Coupe du Monde, et la CAN, et la Copa America… – bon OK depuis un mois plutôt, j’ai redécouvert ce que c’était de ne rien faire le dimanche soir et autant vous dire qu’après plusieurs errances tardives sur des sites-vous-ne-savez-comment-vous-êtes-arrivés-là, ma carte bleue est contente de savoir qu’elle va rester au chaud.

Retrouver la Ligue 1 Conforama c’est comme retrouver une bonne copine qui a posé trois mois de congés sans solde et s’est barrée à l’autre bout de la planète. Après 3 mois sans trop de contact, c’est le retour et on a plein de choses à se raconter : établir un top 10 des joueurs les plus prometteurs cette saison, être un peu nostalgique des départs comme si on parlait d’un ex duquel on était assez détacher pour en discuter sans pleurer, décider de quel maillot porter pour la première à domicile (notre préféré ? celui qui porte chance ? celui de cette saison ? le premier qu’on a acheté ?). C’est aussi le genre de bonne copine qui est très occupée, à qui tu as envie de dire qu’elle a un emploi du temps de ministre. Parfois elle est occupée que le week-end, parfois surprise, elle l’est aussi le mercredi. Il faut donc prévoir à l’avance les dates auxquelles on peut se voir. Bon par contre elle est prévoyante parce qu’elle te donne ses dispos dès juin et toi après tu n’as plus qu’à créer un agenda Ligue 1 Conforama dans ton Google Agenda avec l’heure de votre rendez-vous hebdomadaire. D’ailleurs, tu peux aussi indiquer dans cet agenda si c’est pour se voir à la maison, se voir au bar quand ton équipe ne joue pas à domicile, se voir au stade (note pour toi: achète tes billets pour le prochain match, vite!).

Au début tu es assez enthousiaste à l’idée de la retrouver, c’est ta copine, elle t’a manqué, vous avez plein de choses à vivre à nouveau ensemble mais une part de toi sait aussi que comme chaque année, il arrivera un moment où vous allez vous disputer, vous ne serez pas d’accord sur les motifs de l’exclusion de l’appartement du mec de ta pote jusqu’à ce que finalement il revienne trois semaines plus tard, elle reprogrammera un de vos rendez-vous à un moment qui n’est pas opportun, elle choisira un bar où le plancher est impraticable, elle aura le monopole de décider quels déguisements et effets spéciaux sont autorisés pour Halloween… Oui à un moment, ça sera tendu, comme chaque année, mais en même temps tu l’adores tellement que tous les week-ends tu finis par la rappeler pour savoir à quelle heure vous vous voyez. Bon bien sûr, il y a une semaine ou deux où le rendez-vous va sauter car tu seras en vacances ou elle aura un week-end de famille mais ça ne vous empêchera pas de rester connecter, il suffit d’activer une ou deux notifs pour être sûr de rater aucun but message.

Il y a trois mois tu l’as quitté à l’aéroport avec un sentiment de « ok je vais pouvoir souffler un peu » mélangé à « reviens vite quand même ». Il est l’heure, elle est revenue et tu sais qu’il y aura des hauts et des bas, que tu vas rire et râler, peut-être avoir les larmes aux yeux et tu as hâte. Hâte de retrouver ta bonne copine avec qui tu vas partager toutes ces émotions. Alors installe toi confortablement, commande ton verre, vérifie que la pizza est en route et c’est parti : ta bonne copine est de retour jusqu’au 23 mai, profites en!

De 24 à 32 équipes

Un mois après la finale de la Coupe du Monde féminine, bienvenue dans un nouvel épisode des bonnes idées de Gianni Infantino – parce que de toute façon notre ami Gianni ne peut pas avoir de mauvaises idées puisque c’est le président de la FIFA et qu’un président sait mieux que tout le monde parce que sinon il ne serait pas président!

Au sommaire de cet épisode, je vous présente la prochaine Coupe du Monde féminine de la FIFA qui aura lieu en 2023 avec… 32 équipes. Et oui, pris dans l’euphorie et par le succès de cette dernière édition, notre ami Gianni s’est dit qu’il fallait surfer sur la vague et augmenter de 8 le nombre d’équipes participant à la prochaine édition parce que « why not ? ». Non je blague, bien sûr que cette idée n’est pas juste sortie du chapeau et est un minimum mûrie par une réflexion qui a du sens mais ce n’est pas parce que c’est une bonne idée que ce sera une bonne réalisation. Pour rappel, nous sommes seulement passé de 16 à 24 équipes lors de l’édition 2015 au Canada.

Il est tout à fait compréhensible de penser que suite à ce mois de fête et de records, il faut continuer à développer l’engouement et la notoriété de l’événement néanmoins, Gianni pense à sa compétition d’abord et non au développement global de la discipline malgré ce qu’il affirme. Pour appuyer son idée, Infantino a avancé deux arguments : capitaliser sur le développer du football féminin à travers le monde et encourager davantage les associations membres à structurer des programmes nationaux en faveur du développement de la discipline avec comme carotte la possibilité de jouer cette Coupe du Monde qui s’ouvrira à plus de nations. Sur ce deuxième point, il est certain qu’on verra sûrement des bonnes nations européennes avoir l’occasion de se qualifier mais cela qualifiera aussi des nations asiatiques ou africaines avec lesquelles l’écart des niveaux est important. Lors de la phase de groupe cette année, on se faisait déjà la remarque que l’écart de niveau était dantesque car à l’heure actuelle, on ne peut pas dire qu’il y a 24 nations qui sont assez compétitives pour être à la Coupe du Monde alors imaginez 32.

Bien sûr, ce qu’Infantino ne mentionne pas mais pense très fort c’est que commercialement parlant passer à 32 équipes est financièrement intéressant car plus de pays = plus de revenus de billetterie, plus de pays = plus de marchés potentiels pour les droits TV, plus de pays = plus de fans qui se déplacent, qui regardent les matchs à la télévision et qui achètent du merch, plus de pays = plus de revenus commerciaux car plus d’exposition. Alors oui plus de pays dans l’idée pourquoi pas mais avant de vouloir s’expandre davantage, il faudrait déjà régler les problèmes actuels car on n’a jamais construit un gratte de ciel sur des fondations bancales.

Le cas de la Thaïlande

On se souvient tous de cette image Nualphan Lamsam, l’ange gardien de la sélection thaïlandaise, enlaçant en larmes Nuengruethai Sathongwien (ne vous faites pas du mal à essayer de le prononcer), l’entraîneur de cette équipe, lorsqu’à la 91ème minute, Kanjana Sungngoen inscrit leur premier et unique but dans la compétition face à la Suède. PDG de Muang Thai Insurance et héritière d’une riche famille, c’est la figure du développement du football féminin thaïlandais bien que depuis quelques années, elle dirige aussi le club masculin de Port FC. En 2008, elle devient manager général de l’équipe nationale et apporte un soutien financier à celle-ci. Elle emploie de nombreuses joueuses dans sa compagnie afin de pouvoir leur verser un salaire tous les mois tout en aménageant leurs emplois du temps pour qu’elles puissent se concentrer sur le football car il n’existe pas de compétition nationale. L’équilibre de cette équipe et sa qualification reposent ainsi sur les épaules d’un mécène, un projet qui ne sera pas viable sur le long terme et qui manque de soutien de la part de la fédération à la formation des plus jeunes filles.

Le cas du Nigéria

Après leur élimination face à l’Allemagne en huitième de finale, l’équipe du Nigeria a décidé de protester contre sa fédération pour primes non versées. Au-delà des primes de participation à la Coupe du Monde, ce sont des primes datant d’il y a deux ans, pour des matchs contre la Gambie et le Sénégal, qui n’étaient toujours pas versées. D’après la fédération cela n’était qu’un malentendu dû au fait que les joueuses pensaient être payées en dollars américain et l’avaient été en naira, la monnaie locale. Malentendu ou non, c’était la troisième fois que les joueuses se retournaient contre leur fédération depuis 2004 pour des problèmes de paiement.

Le cas de l’Argentine

Quelques jours après le retour de l’équipe féminine à la maison devant un public venu en nombre pour les accueillir à l’aéroport, Carlos Borrello, l’entraîneur, annonçait sa liste pour les jeux Pana Américains. Surprise, plusieurs joueuses majeures de l’équipe comme Estefana Banini, Belen Potassa, Ruth Bravo ou encore Florencia Bonsegundo ne faisaient pas parti de cette liste. La raison : des revendications faites lors de la Coupe du Monde et notamment avant le match face à l’Ecosse pour demander plus de moyens et des meilleures qualités d’entraînement. Une situation qui ne surprend personne quand on sait qu’entre 2015 et 2017, l’équipe nationale a été inactive 18 mois, disparaissant même du classement FIFA. Les joueuses évincées n’ont même pas reçu d’appel téléphonique pour les prévenir et ont découvert par surprise leur non-sélection dans les médias. Il faut dire que Carlos Borrello est aussi un sacré personnage qui enchaîne les blagues sur ce que c’est de coacher une équipe féminine, et ne parlons pas du président de la fédération qui a cédé à la pression médiatique et celle des féministes pour reconnaître la professionnalisation du football féminin en début d’année en versant des subventions aux clubs de première division qui n’assurent même pas le salaire minimum légal.

L’expérience de la Coupe du Monde aurait pu être bénéfique pour l’équipe car un excellent moyen de voir la marge de progression qui leur restait pour concurrencer les meilleures équipes mais le staff en a décidé autrement. Il faut dire que les joueuses qui se sont plaintes sont surtout restées abasourdies en se rendant compte qu’elles n’avaient pas de plans d’entraînement individuel, que les plannings des jours de match étaient communiqués la veille sur des feuilles volantes, que le staff n’effectuait aucune analyse des données de performance recueillies, qu’aucune adaptation des entraînements était faite en période de règles… De nombreux points qui font passer une équipe nationale au stade d’équipe performante mise dans les meilleures conditions pour jouer une Coupe du Monde.

Le cas des Etats-Unis

« Equal Pay ! Equal Pay ! » voilà ce que scandait le public du Parc OL à l’annonce de la présence de Carlos Cordeiro, leprésident de la fédération américaine, sur la pelouse le 7 juillet dernier. Il faut dire que la compétition n’a pas seulement été une démonstration sportive des USA mais a aussi permis de mettre en avant leurs revendications salariales. Pour rappel, en mars, les joueuses américaines avaient déposé plainte contre leur fédération demandant des millions de dollars en arriérés de salaires et en dédommagement au motif des primes plus faibles qui leur sont accordés et des conditions d’entraînements jugées moins bonnes que celles des hommes.

Il y a quelques jours, la fédération américaine a diffusé une lettre publique mettant en avant qu’elle avait reversé 34,1M$ à l’équipe féminine contre 26,4M$ à l’équipe masculine entre 2010 et 2018 sans compter les traitements de santé pris en compte pour les femmes. Une drôle de manière d’afficher sa défense quand on sait que les deux équipes ne sont pas rémunérées de la même manière. Un joueur de l’équipe masculine est rémunéré en fonction du nombre de fois où il est appelé en équipe nationale, ses apparitions sur le terrain et les bonus liés aux résultats, des bonus qui sont plus importants pour un homme que pour une femme et que la fédération a décidé de ne jamais révéler publiquement. Une joueuse, elle, est rémunérée d’après une base salariale annuelle de 100,000$ avec des bonus allant de 67,500$ à 72,500$ pour jouer en National Women’s Soccer League. Pour appuyer son argumentaire, la fédération précise que les hommes génèrent plus de revenus avec un total de 185,7M$ pour 191 matchs joués entre  2009 et 2019 vs 101,3M$ pour 238 matchs joués par les femmes.

Quatre fois championnes du monde, les Etats-Unis doivent donc encore se battre avec leur fédération car le statut de rémunération des deux équipes est inégalitaire et fait en sorte d’avantager les hommes qui bénéficient d’un seuil salarial par match plus importe qu’une femme, de même pour les bonus. A noter d’ailleurs que l’équipe masculine soutient à 100% ses homologues féminines dans cette demande d’égalité.


Voici donc plusieurs exemples qui montrent que peu importe le pays, son classement FIFA ou ses moyens, il y a un vrai problème structurel qu’il faut s’attacher à régler avant de vouloir étendre un modèle qui n’est pas solide. Le football féminin est sur la bonne route et le fait que la FIFA souhaite doubler le prize money de la compétition en le passant à 60M€ ainsi qu’investir +1Mds€ dans les quatre ans à venir est une bonne chose mais ce budget doit être dégagé pour apporter de la stabilité et encadrer les fédérations dans le développement de programmes éducatifs, de centres de formation et de structures professionnelles. Aujourd’hui, le football féminin souffre de problèmes d’investissement, de transparence et de prise de responsabilité qui affectent sérieusement la discipline au niveau local comme national alors avant de vouloir créer un gouffre sportif en faisant concourir 32 équipes qui ont des niveaux allant de la première division à la DH, aidons les à poser les fondations de leurs ambitions.

Le souci de la réussite

En toute logique vous avez le droit de vous demander où est-ce que j’avais disparu. Cela fait des semaines, et même des mois, que je n’ai pas pris mon ordinateur pour juste écrire. Alors bien sûr tous les jours j’envoie des dizaines de mails, le week-end je rédige des dissertations mais disons que depuis fin avril, je n’ai pas vu le temps passer. En quelques jours tout s’est accéléré. Les devoirs, le boulot, la vie, les week-end ici et là. C’est à se demander si j’ai vraiment profité de tout ce qui m’est arrivé ces dernières semaines tellement c’était intense ou si je ne l’ai pas juste vécu en faisant la course après le temps pour être sûr de tout faire sans jamais rater un train, un avion ou même une deadline. Je viens de mettre le dernier point final à mon dernier devoir de l’année et je me sens vidée émotionnellement (bon y a peut-être un peu de Mercure en rétrograde dans le lot aussi). 

Il serait bien trop long de détailler tout ce qui m’est arrivé ces trois derniers mois et d’ailleurs même sûrement inintéressant parce qu’il faudrait que je passe des heures à poser le contexte. Je pense que je reviendrai sur quelques épisodes qui, même s’ils ont été douloureux et éprouvants, m’ont fait grandir et m’endurcir. A titre d’exemple j’ai laissé mon travail me bouffer au point d’atteindre les 8 de tensions, j’ai coupé les ponts avec plusieurs personnes très nocives dans mon entourage, j’ai failli ne pas signer ma prolongation de contrat la veille pour le lendemain, j’ai raté ma soutenance… Si vous me suivez sur Instagram, vous devez vous dire que ces derniers mots ne sont pas logiques. J’ai eu ma cérémonie de remise de diplôme le 4 juillet dernier et en photo, tout semble dire que cela s’est bien déroulé. FAUX (à lire avec la voix de Norman svp). 

J’ai passé ma soutenance le 3 juillet dernier. Arrivée in-extremis après avoir été jetée d’un bus par le chauffeur qui n’avait pas le temps de me faire de la monnaie, je savais avant même de la passer que ça ne sentait pas bon. Ces derniers mois entre le boulot et la période chargée de juin-juillet, les autres devoirs à mener en parallèle de ce projet, ça a été compliqué. Je ne vais pas mentir non plus, le choix de mes camarades de groupe n’a pas été le meilleur choix stratégique que j’ai fait. Parce que je ne vous ai pas dit mais c’était une soutenance de groupe (histoire de pimenter les choses). On a voulu se mettre entre français pour faciliter la tâche et mieux se comprendre, résultat ça a été tout l’inverse. Cumuler un job à plein temps avec des cours par correspondance, c’est faisable quand vous faites un 9h-18h tranquille pas quand vous en arrivez à ma charge de travail. Plus le temps passait, plus je savais que quelque chose allait merder à un moment, ça a été ce mémoire. Avant de le rendre, j’ai passé trois jours non-stop dessus mais ça n’a pas suffi à rattraper les dégâts. Alors je ne dis pas que je n’ai rien à me reprocher dans l’échec de cette soutenance, juste que plus on approchait du rendu, moins j’ai bénéficié de soutien et j’ai moi aussi craqué dans la bataille. C’était le mémoire ou les devoirs. Une semaine après cet oral, le verdict tombait : 45. Il faut 50. Alors tout n’est pas perdu car j’ai un rattrapage en octobre mais cela veut dire encore travailler au mois d’août et septembre et j’avoue que là, la motivation est difficile à trouver. 

Quand la note est tombée, la déception était là forcément. Je n’ai jamais eu de rattrapage de ma vie, j’ai toujours tout assuré même in-extremis, je ne connais pas vraiment l’échec et je n’ai jamais eu une note en-dessous de 65 lors de tous mes autres devoirs cette année. D’un autre côté, je savais que ce travail n’était pas à la hauteur, à la hauteur de ce qu’ils demandaient et surtout de ce que moi, je le sais, je peux fournir. J’ai toujours tout donné dans mon boulot, parfois trop. Je ne sais pas faire les choses à moitié, je m’investis, j’y consacre du temps, des week-end parce que je m’épanouie vraiment dans ce que je fais. Si j’ai tenu ces dix derniers mois dans mes études c’est parce que j’apprenais plein de choses, je découvrais de nouvelles matières, je m’ouvrais à d’autres perspectives. Malgré la difficulté et les heures à râler parce que je n’en voyais pas le bout, je voulais accomplir ce diplôme et surtout le décrocher. J’étais en colère dès que j’avais une note en dessous de 75 parce que j’ai le souci de réussir. Le problème c’est que je n’ai pas seulement le souci de réussir dans mes études mais dans la vie en général. Le souci de réussir dans ma vie privée, dans ma vie pro, de montrer aussi que je réussi. C’est un peu malsain dans un sens car j’ai l’impression que ça veut dire que j’ai un sacré égo non ? Je ne veux pas tout réussir parce que je sais que je ne peux pas tout faire et que d’ailleurs je n’en suis pas capable mais je veux réussir ce que j’entreprends. Autant vous dire que quand je vois ma santé décliner parce que ça ne va plus au boulot, ma plus grosse angoisse c’est qu’on constate que je n’ai pas réussi, pas à me remettre sur pieds. Aujourd’hui, il y a des choses dans ma vie que je réussi mieux que d’autres et c’est pour ça que je m’y consacre. Je sais que je suis bonne dans mon travail alors je m’y mets à fond, a contrario, je suis nulle dans les relations amoureuses et je fuis ça, refusant de laisser un peu de place dans mon emploi du temps pour ne pas essuyer un échec. 

Tourmentée la nana ? Juste un peu. 

Bref, revenons à cette soutenance ratée. Toujours dans cette envie de réussir et de montrer que je réussis, je n’ai bien évidement pas écrit des lignes et des lignes à ce sujet sur Internet et pourtant… Je pensais que j’aurai plus honte que ça, que je n’assumerai pas du tout et finalement, ça va. Je sais la difficulté que ça a été de mener tout de front ces dix derniers mois et même si j’aurai préféré dire à tout le monde que j’avais tout accompli les doigts dans le nez, ça me rappelle aussi que je suis humaine et que j’ai mes limites. Je crois avoir atteint la première au mois de mai et ça me permet de mieux me connaître. J’ai raté ma soutenance, je ne le crie pas sur tous les toits mais quand on me pose la question je l’assume. Je ferai mieux en octobre quand j’aurai l’esprit plus tranquille et déchargé et ce n’est pas grave. Si on m’offre une seconde chance, c’est qu’il y a une bonne raison (du moins c’est ce que je me dis). Cette prise de conscience ne signifie pas que je vais arrêter de chercher la réussite dans tout ce que je fais mais c’est déjà un premier pas d’avouer que cela me bouffe. 

J’ai encore plein de choses à vous raconter si vous saviez.

Je ne vais pas promettre de ne plus vous abandonner mais plutôt de revenir très vite pour vous compter de nouvelles histoires. J’espère que vous ne me prenez pas trop pour une folle après ce retour très psychologique, je vous rassure : je vais bien (enfin maintenant).

La bise, prend soin de toi et des tiens.

A la prochaine 👋🏼