10 ans de football

Vous vous souvenez de ce à quoi ressemblait le football il y a 10 ans ? Moi oui.

Bordeaux venait d’être champion, Marseille allait les détrôner la saison d’après. Le Mans était encore en Ligue 1 et on ne parlait pas encore de liquidation judiciaire. Strasbourg était en National et loin de gagner une Coupe de la Ligue. J’avais vécu mon premier match de Champions League à l’Allianz Arena et mes parents continuaient encore de me dire d’aller me coucher à la mi-temps « parce qu’il y avait école le lendemain ». L’équipe du PSG n’avait pas de MCN mais Hoarau et Erding en attaque. Messi et Ronaldo étaient déjà applaudis par la planète football mais sinon, personne n’avait encore entendu parler de Mbappé. Et puis surtout, il n’y avait pas la VAR pour perturber nos célébrations de buts.

Un autre événement qui s’est passé il y a 10 ans : Knysna. Et oui, on l’oublie facilement celui-là parce que franchement, il n’y a pas de quoi être fier de ces joueurs qui font une grève et s’enferment dans un bus. Enfin, c’était quand même il y a 10 ans et ça permet de mesurer à quel point il y a eu du changement dans le paysage du football français (et une deuxième étoile !!!).

Alors oui, venons en aux faits.

Je ne suis pas là pour être nostalgique des années 2010 (même si j’adorerais me mater une compilation des meilleures actions entre Gourcuff et Chamack) mais bien pour qu’on se pose un petit instant, qu’on se rappelle le football d’il y a 10 ans et qu’on compare tous les progrès (ou non, à vous de juger) qu’il y a eu depuis que Dortmund et le PSG se sont affrontés pour la dernière fois.

Bon d’accord, ça fait plutôt 9 ans et demi que 10 ans mais c’est plus long à écrire et je suis adepte des raccourcis. La dernière confrontation entre les deux clubs a donc eu lieu le 4 novembre 2010, en Europa League, la saison avant l’arrivée des qataris. Là aussi, mesurez le changement. Aujourd’hui, en 2020, on parle d’un huitième de Champions League.

Lors de cette dernière confrontation, il y avait déjà 2 brésiliens dans l’équipe, un certain Peguy Luyindula en attaque et une charnière centrale Camara-Sakho. Du côté de Dortmund, on retrouve déjà un certain Matt Hummels, Mario Gotze ou encore Robert Lewandowski, vous savez les stars qu’a fait Dortmund. En 2010, Neymar jouait encore au Brésil, Mbappé était à Bondy et Haland, le petit norvégien qu’on nous promet déjà comme le cauchemar des parisiens ce soir, était formé à Bryne.

Cette même année, en Coupe de France, l’US Quevilly atteint les demi-finales (vous savez avant d’être finaliste deux ans plus tard après avoir battu Marseille et Rennes). En février, l’OM en colle 3 à Paris à domicile. En mars/avril, on a un quart de Champions League 100% français entre Lyon et Bordeaux. En mai, Hoarau offre la Coupe de France au PSG. En août, Laurent Blanc reprend l’équipe de France et écarte les 23 grévistes pour son premier match. En août aussi, l’OM a de l’argent pour ses transferts en recrutant Gignac et Remy. En septembre, Saint-Etienne s’impose à Gerland, la première fois depuis 1994. Et puis l’AJ Auxerre joue en Champions League, tout comme Pep Guardiola avec le Barça, en route vers un nouveau trophée. Début décembre, la FIFA annonce l’organisation du mondial en Russie et celui au Qatar. Enfin, Messi est encore Ballon d’Or.

Et oui, il s’est passé deux-trois choses en 2010 et d’ailleurs si vous avez oublié l’issue de l’Europa League cette saison-là, laissez moi vous rappeler que le PSG avait fini premier de son groupe, devant Séville. Ils avaient retrouvé le club de BATE Borissov en seizièmes avant de se faire éliminer par le Benfica en huitièmes. Ne vous inquiétez pas, Dortmund n’avait pas passé les poules et la finale de cette édition avait été 100% portugaise entre Porto et Braga.

Alors, ce n’est pas dingue comment le football a évolué en 10 ans ? Que ce soit les mouvements de joueurs, les ambitions des équipes ou même la technologie… D’ailleurs, vous pensez qu’il ressemblera à quoi le football en 2030 ? Après la Coupe du Monde au Qatar, après celle en Amérique du Nord, après la fin du règne de Messi et Ronaldo… Peut-être que Zidane sera sélectionneur des Bleus, peut-être qu’on aura enfin des règles pour lutter contre le racisme, peut-être que des mecs battront des records de vitesse dans les couloirs tous les week-ends, peut-être qu’on aura des ligues fermées ou bien une Ligue 3, peut-être qu’on arrêtera de faire des matchs de pré-saison à l’autre bout du monde où les supporters ne peuvent pas se rendre, peut-être ________________ (à compléter avec votre souhait).

Leonardo Nascimento de Araújo

On a tous besoin d’un Leonardo dans notre vie.

Si, je vous assure. On a tous besoin d’une personne qui vient dire à celles et ceux qui gravitent autour de nous d’arrêter d’être négatif, de voir le mal partout et de toujours penser au pire.

Exactement comme Leonardo l’a fait à l’attention des médias français dimanche soir dans le Canal Football Club pour protéger son équipe.

Je le comprends moi le bonhomme, la négativité des autres ça m’agace parce que ça m’atteint – et si ça atteint Ney and cie autant que moi, ce n’est pas bon signe… Pourtant j’aimerai vraiment être assez forte pour faire abstraction de ces personnes qui savent utiliser que la négation dans leurs phrases et souffler dès que quelque chose les énerve mais je n’y arrive pas. J’aspire leurs émotions.

Karl Marx a dit « Entoure-toi des personnes qui te rendent heureux » et bah figure toi mon cher Karl que j’aimerai bien que ce soit si simple que ça. En effet, on dit qu’il faut s’entourer de bonnes personnes car ce sont celles qui nous offrent de bonnes sensations et qui nous mettent dans de bonnes conditions. A l’inverse, les mauvaises personnes t’apportent que des mauvaises sensations. On dit aussi qu’à force de traîner avec une personne, on assimile ses tics de langage mais aussi son caractère. C’est pour ça que si tu traînes avec des personnes négatives, tu deviens négatif et si tu traînes avec des personnes positives, tu deviens positif. Un banal exemple de la loi de l’attraction.

C’est vrai qu’en France, quand on parle de football (ou d’autres choses), on a tendance à toujours voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein. Ce n’est pas pour rien qu’on est perçu comme le peuple le plus pessimiste du monde. Même notre président disait en novembre dernier : « En ce moment, notre pays est, je trouve, trop négatif sur lui-même ». Attention je vous arrête tout de suite, je ne dis pas que Manu a tout le temps raison, je cite.

Je le conçois, on a du mal à célébrer le positif. Peut-être parce qu’on considère que c’est banal. Au football, à la fin du match on se souviendra davantage d’un raté que d’une frappe de bâtard à la Benjamin Pavard. C’est vrai, celle-ci prendra trois lignes dans la double page qui résume le match alors que pour énumérer les défauts de tel et tel joueurs, on sera plus généreux. Nous, lecteurs, on passe plus de temps à lire les flops que les tops comme si on aimait se faire du mal et en rajouter une couche. Non, vraiment, je ne saurai l’expliquer mais on aime bien taper sur un joueur qui fait une boulette et les journalistes insister pour trouver la faille. On ne peut pas simplement se contenter d’apprécier la victoire, ce serait trop simple.

Vous imaginez si dans le monde du travail chacune de nos erreurs étaient disséquées comme ça ? Les réunions seraient des listes de reproches qui te fracassent le moral et ta confiance en toi. Au secours !

Alors peut-être qu’après chaque match on devrait lister les 3 choses positives qui se sont passées pendant la rencontre. Un peu à la manière de ces « gratitudes journal » où tu dois lister 5 choses qui se sont passées dans ta journée et pour lesquelles tu es reconnaissant. Je ne suis pas sûre que ça fasse fureur auprès de tout le monde mais ce serait très efficace pour se dire en se couchant qu’on a vu un super match de football à la place de ruminer contre un CSC. Bon après je suis d’accord, il y a certains matchs tu peux chercher pendant longtemps ce qui a été positif.

Dans la même veine, je suis pratiquement sûre que si je m’entourais davantage de personnes comme Leonardo, mon monde serait beaucoup plus rose. Plus de « mais va-t-elle réussir à surmonter cette épreuve ? », « que penser si elle échoue encore à sa troisième tentative ? », « va-t-elle réussir à se relever ? » ou encore « que faut-il à cette fille pour que ça passe l’année prochaine ? ». Exactement le genre de questions qu’on se pose à l’attention du PSG depuis qu’on sait qu’ils affronteront Dortmund en huitième de finale de la Champions League.

Pourtant, cette année encore, il y a plein de raisons de relativiser : l’attaque du PSG s’est encore renforcée avec Icardi et un Di Maria qu’on n’arrête plus, Neymar devrait enfin jouer, oui Haaland est impressionnant mais Dortmund possède quand même la pire défense des dix premiers de Bundesliga, les joueurs sont sereins dans les autres compétitions, l’ambiance devrait être au rendez-vous dans des stades à guichets fermés… Que des raisons de se dire qu’on va voir deux magnifiques matchs de football et que jusqu’au 11 mars 22h45, tout est possible pour Paris.

L’offre est donc postée. Si vous pensez avoir les qualités d’un Leonardo à savoir positif, déterminé et clairvoyant n’hésitez pas à m’envoyer votre candidature. Avoir un accent italien est un plus.